Le député de Jonquière Sylvain Gaudreault n’est pas satisfait de la fermeture du gouvernement.
Le député de Jonquière Sylvain Gaudreault n’est pas satisfait de la fermeture du gouvernement.

Projet de loi 50 : Sylvain Gaudreault déplore la fermeture du gouvernement

Samuel Duchaine
Samuel Duchaine
Le Quotidien
Les travaux de la commission parlementaire sur le projet de loi 50 sur le renouvellement du bail pour l’utilisation de la force hydraulique de la rivière Shipshaw par Produits forestiers Résolu (PFR) se sont amorcés mardi, et le député de Jonquière, Sylvain Gaudreault, est insatisfait de voir que le gouvernement ne démontre pas beaucoup d’ouverture vis-à-vis les amendements déposés par le porte-parole de l’Énergie du Parti québécois.

Joint à la pause repas de la séance de mardi soir, M. Gaudreault a mentionné être déçu du ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles, Jonatan Julien. « Je suis un peu déçu, parce que je trouve que le ministre manque d’ambition pour la région et pour les retombées liées à l’utilisation de nos ressources naturelles. »

En plus de ce manque d’ambition, M. Gaudreault trouve que le ministre Julien est pessimiste face à l’industrie forestière. « C’est une des forces pour la réduction des gaz à effet de serre et pour une économie verte. Il y a beaucoup de potentiel pour l’avenir de l’industrie pour de nouveaux produits. Le ministre lui dit : ça va mal si on regarde les dernières années. Il ne faut pas mettre la barre trop haute. »

D’entrée de jeu, le député de Jonquière a déposé un amendement voulant que le bail soit renégocié au bout des 10 ans prévus, ce que le gouvernement a refusé, préférant s’en tenir à ce qui était proposé, soit un renouvellement sous les mêmes termes que celui qui sera signé après l’adoption du projet de loi de 50.

La centrale Jim Gray sur la rivière Shipshaw est exploité par PFR pour fournir de l’énergie électrique à ses usines.

Le candidat à la chefferie du PQ aimerait également que le compteur soit remis à zéro à l’entrée en vigueur du nouveau bail, et non en 2018 comme c’est le cas présentement. « Le nouveau bail va s’appliquer à compter du 1er janvier 2022. Ça vient baisser les investissements nécessaires parce qu’on sait déjà qu’il y a au moins 50 M$ d’investissements de faits dans ce laps de temps, mais je ne sens pas d’ouverture du gouvernement. »

De petits gains insuffisants

M. Gaudreault s’est toutefois réjoui de quelques gains qu’il a réussi à obtenir. « On est rendu à discuter du montant. J’ai déposé un amendement pour faire augmenter le montant des investissements structurants à 150 M$ comme c’était le cas dans le bail précédant, au lieu de 100 M$, comme c’était proposé, mais encore une fois, je ne sens pas une grande ouverture. »

Là où il a eu gain de cause, c’est dans la spécification de ce qu’est un investissement structurant. « Il faut que ce soit dans l’innovation, pour ouvrir de nouveaux marchés ou pour maintenir des emplois. Ce n’était pas dans la loi et le ministre m’a dit être ouvert à le préciser, mais c’est un mini gain. »

Autre petite victoire pour Sylvain Gaudreault, mais qui a encore un goût amer, c’est qu’il obtiendra des chiffres sur les anciens investissements de PFR. « On va avoir une ventilation par super catégorie. On n’aura pas les chiffres exacts, mais on va l’avoir par catégorie. C’est un petit gain. »

Au moment d’écrire ces lignes, la commission étudiait l’article 5 du projet de loi qui en compte 14. Les députés sont convoqués jusqu’à jeudi soir pour passer au travers des 14 articles.