Ciné Entreprise se prépare à quitter le centre commercial Place du Royaume, où se trouvent huit salles identifiées au Cinéma Odyssée.

Projet de 18 millions $

Ciné Entreprise annoncera bientôt la construction d'un complexe de cinémas comprenant de dix à 12 salles. Le coût du projet pourrait atteindre 18 millions $ et il ne reste qu'à finaliser l'achat du terrain, à Chicoutimi, avant d'officialiser cet investissement.
Le président de la compagnie québécoise, Raffaele Papalia, a confirmé la nouvelle, hier, lors d'une entrevue téléphonique accordée au Quotidien. Il a précisé que le nouveau bâtiment remplacera les huit salles aménagées à l'intérieur du centre commercial Place du Royaume.
« D'ici trois ans, on va bâtir un cinéma. On va recommencer à zéro parce qu'on a besoin d'un nouveau genre de salle afin d'accueillir les technologies les plus récentes », a expliqué l'homme d'affaires. Parmi ces innovations, il mentionne l'effet « surround », qu'on ne percevra pas seulement à partir des murs. Il y aura aussi des haut-parleurs au plafond.
L'autre raison qui justifie la création d'un bâtiment autonome tient à la propagation du son. Ciné Entreprise veut éliminer le problème posé par l'étanchéité toute relative des murs séparant les salles. Pour ce faire, la compagnie utilisera une « recette » développée aux États-Unis, laquelle a été testée avec succès dans ses cinémas de Granby et Terrebonne.
« Déjà, on a l'image numérique et le son est fort, puisqu'on dégage de 25 000 à 30 000 watts dans chaque salle. En construisant un nouveau cinéma, on veut permettre aux gens de vivre une expérience unique. Il faut que le film les touche le plus directement possible », énonce Raffaele Papalia, qui raconte que dans le milieu, le « surround » provenant du plafond est surnommé « la voix de Dieu ».
Un marché invitant
Le coût d'une salle de cinéma oscille entre 1 et 1,5 million $, ce qui représente un investissement important lorsqu'on souhaite en bâtir de dix à 12. Pour justifier cette décision, le président de Ciné Entreprise évoque le comportement des amateurs de cinéma au Saguenay. « On aime ce marché », résume celui qui dirige la compagnie avec son frère Massimo.
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