Le préfet de la MRC du Domaine-du-Roy, Lucien Boivin, la directrice régionale de Femmessor, Louise Lamontagne, et la directrice générale du Collège d’Alma et présidente du conseil d’administration de COlab, Josée Ouellet, posent en compagnie du secrétaire parlementaire de la ministre de la Petite Entreprise et de la Promotion des exportations et député de Lac-Saint-Jean, Richard Hébert, qui a annoncé une aide financière de 910 000 $ sur quatre ans pour COlab.

Projet COlab: 910 000 $ pour le numérique au féminin [VIDÉO]

Le gouvernement fédéral prend également part au projet COlab en offrant un investissement non remboursable atteignant 910 000 $ sur quatre ans dédiés à l’entrepreneuriat au féminin. La somme s’inscrit dans le Fonds pour l’écosystème de la Stratégie pour les femmes en entrepreneuriat, qui vise à renforcer le pouvoir économique des femmes.

L’aide financière servira au projet L’entrepreneuriat féminin vers l’économie du savoir, dont l’objectif est d’accroître la présence des femmes dans le domaine numérique et d’en faire émerger des projets d’affaires.

Le projet interpellera les filles et les femmes à travers quatre parcours distincts allant de l’école primaire au marché du travail. Des activités de sensibilisation seront réalisées dans les écoles du Saguenay–Lac-Saint-Jean alors que des activités, des cliniques expérientielles et des jumelages seront faits dans les secteurs collégial et universitaire. Des stages, de l’accompagnement et du réseautage seront notamment offerts à la clientèle adulte.

Pour y parvenir, plusieurs acteurs régionaux seront mis à contribution, soit les représentants du réseau de l’éducation, les acteurs de l’entrepreneuriat, les regroupements féminins, les dirigeantes d’entreprise, les chambres de commerce, les secteurs de développement économique et les incubateurs de la région.

« Renverser la tendance »

La directrice générale du Collège d’Alma et présidente du conseil d’administration de COlab, Josée Ouellet, a rappelé, lors de la conférence de presse, les défis découlant de l’attraction des femmes dans le domaine numérique et en entrepreneuriat.

Photo Le Quotidien, Mariane L. St-Gelais

« Malgré le fait qu’elles soient maintenant plus nombreuses sur les bancs des universités, les jeunes femmes sont peu présentes dans les disciplines desquelles émergent des projets d’entrepreneuriat et plus porteurs, spécifiquement en science, en technologie et dans le domaine du numérique. On risque donc d’assister à un recul de la place des femmes en entrepreneuriat si cette situation ne change pas. Dans un monde où les technologies de l’information prennent de plus en plus de place, il est important de renverser la tendance », a-t-elle mentionné.

Celle-ci n’a pas hésité à citer en exemple la faible représentativité des femmes inscrites au programme Techniques de l’informatique, soit deux étudiantes sur un total de 52 personnes inscrites. Il y a là, selon elle, matière à réflexion.

L’annonce de l’aide financière a été faite, jeudi, par le secrétaire parlementaire de la ministre de la Petite Entreprise et de la Promotion des exportations et député de Lac-Saint-Jean, Richard Hébert.

« Nous sommes ici parce que nous sommes conscients des barrières auxquelles les femmes en entrepreneuriat font face et nous voulons tous nous assurer qu’elles puissent progresser au sein de l’économie canadienne, qu’elles soient plus présentes dans le domaine numérique et qu’elles aient un réseau qui puisse renforcer la place des femmes en entrepreneuriat dans l’écosystème », a-t-il exprimé.

Le député libéral a rappelé que les femmes font face à des obstacles uniques lorsqu’elles font le choix de devenir entrepreneures. M. Hébert a notamment souligné la difficulté des femmes d’obtenir des capitaux comparativement aux hommes.

Photo Le Quotidien, Mariane L. St-Gelais

L’objectif du projet étalé sur quatre ans est déjà clair. « Nous souhaitons avoir sensibilisé 1700 filles au secondaire, d’avoir intégré dans un programme d’entrepreneuriat numérique 150 d’entre elles, dont 50 pourraient être des potentiels d’incubation. Enfin, nous souhaitons soutenir 20 femmes entrepreneures en exercice pour accélérer la croissance de leur entreprise en entrepreneuriat numérique », a conclu Mme Ouellet.