Selon le directeur général du Cégep de Jonquière, Raynald Thibeault, entre 5 et 10% de la clientèle du Cégep de Jonquière utilise les services de la STS.

Projet Accès libre: le dg du Cégep de Jonquière répond à la STS

Le directeur général du Cégep de Jonquière, Raynald Thibeault, s’est dit déçu de lire la sortie du directeur général de la Société de transport de Saguenay (STS), Jean-Luc Roberge, voulant que son institution n’avait pas répondu à ses relances, mais il persiste à dire que ses quelque 3000 étudiants ne veulent pas du projet Accès libre dans sa totalité. « On constate que bon an mal an, c’est à peu près 100-120 passes par mois pour la STS », a-t-il indiqué.

C’est lors du conseil d’administration de la STS, lundi soir, que Jean-Luc Roberge avait affirmé « que ni la Commission scolaire De La Jonquière ni le Cégep de Jonquière ne se sont montrés ouverts à améliorer le transport collectif. Je les ai relancés à plusieurs reprises et ç’a toujours été une fin de non-recevoir ».

Raynald Thibeault a tenu à dire que sa porte était toujours ouverte. « À la lecture de l’article de ce matin, ma première réaction a été une surprise, car on a la prétention d’être un Cégep qui a toujours été axé sur sa collaboration avec la STS. En ce qui me concerne, je n’ai eu l’occasion de rencontrer M. Roberge qu’une seule fois. Je suis en poste depuis le 1er janvier 2017 et j’ai rencontré M. Roberge le 30 mars 2017. Et depuis je n’ai jamais eu d’autres nouvelles de M. Roberge », a-t-il déploré, avant d’ajouter plus tard qu’il venait tout juste de renouveler une entente avec Saguenay et la STS sur l’utilisation d’une voie d’accès privilégiée.

5 à 10 % des étudiants

C’est d’ailleurs lors de la rencontre de mars 2017 que la proposition avait été faite par la STS.

« Ils avaient demandé à nous rencontrer pour présenter le même projet qui est en place à l’UQAC et au Cégep de Chicoutimi. Ils nous ont présenté le projet, mais on leur a demandé ça veut dire quoi en termes d’améliorations pour les circuits, c’est quoi les améliorations générales, s’il y a d’autres types de services. Bref, aux questions qu’on avait posées, on n’avait pas eu de réponses. Donc on a dit qu’on prendrait le temps de voir de quoi il en retourne pour notre clientèle. (...) Il y a à peu près 5 à 10 % de notre clientèle qui utilise les services de la STS, parce qu’on a une très forte proportion du Lac-Saint-Jean, où il n’y a pas de services de la STS, et à La Baie ils covoiturent énormément. (...) La question qui demeurait au cœur de nos interrogations, c’est : “Est-ce que c’est correct de faire payer 100 % de la clientèle chez nous, soit à peu près 3000 étudiants, soit 240 000 $ par année à deux fois 40 $, pour 10 % des gens qui l’utilisent ? ” », a-t-il mentionné.

Non en 2010

Raynald Thibeault a ajouté qu’une question semblable avait été posée aux étudiants par voie de sondage en 2010. Les étudiants avaient alors dit non.

Selon le dg, les associations étudiantes lui auraient récemment demandé d’avoir accès aux mêmes services de vélo qu’à Chicoutimi dans le projet, mais sans le reste.

La STS aurait alors refusé d’implanter seulement une partie du projet.

Rappelons que jeudi dernier au Cégep de Chicoutimi, les membres de l’Association générale des étudiantes et étudiants du collège de Chicoutimi (AGEECC) ont donné leur accord à la tenue d’une consultation populaire pour un accès universel à 40 $ pour tous les étudiants. Actuellement, environ 500 étudiants du Cégep de Chicoutimi utilisent les services de la STS.

Le tarif universel est en vigueur à l’UQAC depuis septembre 2018.