Linda Fortin, directrice générale du CFP Grand-Fjord, et Jocelyn Ouellet, directeur adjoint, ont annoncé le lancement du programme FIER, destiné à augmenter le nombre d’inscriptions et à rémunérer les élèves pendant leurs études.

Programme de soudage-montage: La formation rémunérée en entreprise

Les entreprises ayant besoin de soudeurs-monteurs pourront augmenter le taux de rétention des élèves finissants du diplôme d’études professionnelles (DEP) du Centre de formation professionnelle (CFP) du Grand-Fjord avec le lancement du programme Formation intégrée en entreprise et rémunérée (FIER).

Lundi matin, une vingtaine d’employeurs potentiels ont été convoqués par la direction du CFP ayant pignon sur la rue Georges-Vanier afin de s’informer sur cette initiative, dont l’objectif principal est d’augmenter l’apprentissage en milieu de travail dans un esprit d’intégration en emploi, explique Linda Fortin, directrice générale du CFP du Grand-Fjord, accompagnée de Jocelyn Ouellet, directeur adjoint au pavillon Laure-Conan. « On veut contrer la pénurie de main-d’œuvre dans ce secteur en incitant les élèves à s’inscrire en soudage-montage », souligne Mme Fortin.

Actuellement, 23 % des 1800 heures du programme de formation du DEP, soit 405 heures, se déroulent en stage. Le constat réalisé en août 2018 est que 75 % des 22 élèves inscrits travaillent en moyenne 20 heures en entreprise en plus des 35 heures passées au CFP.

L’introduction de la formule FIER, inspirée du modèle allemand DUAL, devrait faire en sorte que 55 % de la formation sera dispensée au pavillon Laure-Conan et 45 % en entreprise.

En vertu d’une entente tripartite impliquant l’entreprise d’accueil, l’élève et la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay, l’élève recevra une rémunération horaire de 15 $ pour la partie passée en stage.

De son côté, le superviseur du stage en entreprise recevra une prime horaire de 1 $ pour chaque heure de formation, soit environ 800 $.

Mme Fortin mentionne que les changements majeurs apportés nécessiteront aussi de nouvelles règles de fonctionnement puisque les enseignants verront leurs tâches modifiées par le fait qu’ils devront dispenser de la formation en entreprise. Mme Fortin assure que les tâches d’apprentissage et d’évaluation des élèves relèveront directement de la commission scolaire, qui a un cahier de charges d’enseignement à respecter.

Un autre aspect découlant de FIER est que la formation de 1800 heures en soudage-montage sera écourtée pour s’étendre non plus sur 15 mois, mais plutôt sur 10 mois, ce qui implique que les élèves devront consacrer 55 heures par semaine en stage-études.

En vertu de FIER, un travailleur actuellement en emploi pourra parfaire sa formation et obtenir son DEP en poursuivant sa tâche régulière de travail. Les travailleurs désirant réorienter leur carrière et les immigrants résidant au Québec ont également accès à FIER.

recrutement

Toujours en lien avec le recrutement, Linda Fortin explique que la Commission scolaire a signé des ententes de recrutement avec 36 organismes afin de diriger les élèves vers le Saguenay. « À Montréal, tout est plein dans les institutions d’enseignement. Ils sont prêts à nous envoyer un groupe de 20 élèves d’origine maghrébine et chinoise, entre autres », explique-t-elle.

L’accueil d’un tel groupe demande de la préparation et des mesures sont envisagées pour loger tout ce monde. L’élargissement du programme FIER à d’autres programmes d’enseignement incite même la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay à analyser la possible conversion de l’ancienne école Saint-Joachim en maison de chambres pouvant loger une cinquantaine d’élèves.

fonderie

La rencontre de presse a été l’occasion pour Mme Fortin de faire état des changements au programme d’enseignement en fonderie, lequel sera désormais désigné comme étant le programme de Transformation de métaux en fusion.

Selon Jocelyn Ouellet, les changements apportés visent à élargir la formation afin de répondre davantage à la demande des travailleurs de production dans les alumineries, aciéries, fonderies et entreprises de seconde transformation des métaux.

Le programme continue d’attirer une quinzaine d’élèves par cohorte. L’annonce de la réalisation du projet de Métaux BlackRock a causé une hausse des inscriptions.