Le directeur de l'ingénierie et vice-président chez Proco, Jean-Denis Toupin, estime que le contrat d'urgence pour la réparation du pilier numéro 7 du pont Dubuc a fait connaître son entreprise.

Proco a touché 760 000 $

L'incendie survenu au pilier numéro 7 du pont Dubuc le 9 décembre a requis l'octroi d'un contrat en urgence de 760 000$ à l'entreprise Proco Métal, de Saint-Nazaire.
Les données liées à l'octroi du contrat ont été publiées hier matin sur le Système électronique d'appel d'offres (SEAO) du gouvernement du Québec.
Selon Jean-Denis Toupin, vice-président et directeur de l'ingénierie chez Proco, la facture inclut 6000 heures de temps-homme effectuées par l'une ou l'autre des 130 personnes qui ont été affectées à un moment ou l'autre à l'intervention, et ce, parfois sur des quarts de travail étalés sur 24 heures, ainsi que les heures de dessins et de fabrication du matériel nécessaire aux réparations. S'ajoutent les services de 21 fournisseurs d'échafaudage, pelles mécaniques, chariots élévateurs et autres équipements divers.
M. Toupin a mentionné que ce contrat s'est démarqué en raison de la grande médiatisation découlant de la fermeture du pont et de l'échéancier très serré des travaux sur la poutrelle-caisson au-dessus du pilier numéro 7. M. Toupin ajoute que le public dans la région qui ne connaissait pas le nom de Proco le connaît maintenant. «Dans la région, ç'a fait parler. C'est bien pour nos employés. Ça fait partie de notre paye». M. Toupin a précisé qu'une inspection effectuée par le ministère des Transports à la mi-février a révélé que rien n'avait bougé à l'intérieur de la structure du pont.
Pour ce qui est du paiement de la facture finale, il est probable qu'elle sera refilée aux assureurs de Construction CGP, d'Alma.
Avec le réchauffement du printemps, l'entrepreneur recommencera les travaux de restauration du pilier et des culées. Le ministère des Transports a procédé il y a quinze jours à des prélèvements de carottes de béton sur le pilier pour vérifier si la grande chaleur due à l'incendie n'a pas altéré ses caractéristiques. Ces carottes ont été acheminées au Laboratoire des chaussées de Québec pour analyses.
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