Processus d’évaluation d’impact: Gazoduc franchit une deuxième étape

Le projet Gazoduq a franchi une seconde étape du processus fédéral d’évaluation d’impact avec le dépôt de la description détaillée à l’Agence d’évaluation d’impact du Canada (AEIC) pour l’aménagement d’une conduite souterraine de transport de gaz naturel entre Ramore, à la frontière ontarienne, et le port de Grande-Anse, au Saguenay, au coût de 5 milliards $.

Le document déposé fait suite à la première série de consultations tenues avant les Fêtes et sert de réponse aux questions posées par l’AEIC.

Selon le document de 72 pages, les nombreuses activités d’information et de consultation auprès des communautés ont permis d’identifier un certain nombre d’enjeux et de préoccupations liés à la présence de cours d’eau et de milieux humides, la cohabitation des activités économiques, touristiques et de loisir, l’environnement, l’affectation du territoire, la sécurité et le risque d’accident ainsi que la relation avec les groupes autochtones.

La conduite de 780 km de 42 pouces de diamètre nécessitera une emprise de 45 mètres de largeur pendant la construction et une emprise permanente de 25 mètres. Trois postes de compression seront nécessaires près de Ramore, en Ontario, La Corne, au Québec, ainsi que près du lac Ashuapmushuan. Un poste de mesurage et 25 sites de vannes de sectionnement sont nécessaires, en plus de quatre postes de lancement et quatre autres postes de réception.

Selon l’inventaire préliminaire réalisé, 57 maisons unifamiliales, deux bâtiments multirésidentiels et 21 chalets se trouvent dans la zone d’accès privilégié. Une liste de 27 groupes autochtones seront potentiellement touchés par le projet, à des distances variant de 10 km à 190 km.

Les prochaines étapes de consultation viseront à présenter les études menées à ce jour, et à recueillir les commentaires et propositions des citoyens, en relation avec des mesures d’atténuation qui pourraient bonifier l’étude d’impact.

La description du projet est disponible sur le site Web de l’AEIC et celui de Gazoduq. Elle présente les composantes qui feront l’objet d’un examen conjoint par l’AEIC et la Régie de l’énergie du Canada (REC).