Matthieu Parente-Soares.

Procès Parente-Soares: le jury délibère

Le procès de Matthieu Parente-Soares a franchi l’une de ses dernières étapes, vendredi matin, alors que le juge Louis Dionne, de la Cour supérieure du Québec, a donné ses directives au jury maintenant constitué de 11 personnes, pendant un peu plus de deux heures. Les jurés ont amorcé leur exercice en salle de délibérations afin de déterminer si l’accusé français est coupable ou non-coupable d’homicide involontaire et d’incendie criminel. Le verdict n’est pas tombé vendredi, alors que les jurés ont demandé à réécouter la vidéo, de cinq heures, contenant les aveux de l’accusé.

« Vous devez toujours garder à l’esprit que votre verdict doit être fondé sur votre propre compréhension de la preuve et non sur ce que les avocats ou moi-même disons. [...] Votre rôle à vous, mesdames et messieurs les jurés, c’est d’apprécier les faits, de décider de la preuve. Vous êtes les seuls maîtres des faits et vous en êtes les maîtres absolus. Cela signifie qu’il appartient à vous seul d’apprécier, en tenant compte des directives en droit que je vous donnerai, la preuve qui a été faite », a mentionné le juge Dionne en ouverture de son adresse.

Le magistrat a résumé avec une grande précision les témoignages découlant de la preuve du ministère public, représenté par Me Nicole Ouellet et Me Julie Lajoie, et de celle de la défense, assurée par Me Louis Belliard.

En milieu d’avant-midi, celui qui préside le procès a expliqué des principes de droit tels que la présomption d’innocence, la preuve directe, la preuve circonstancielle et la preuve par ouï-dire. Il a également mis en garde les jurés quant à ce qui pourrait faire avorter un procès. 

Jeudi, le juré numéro 10 a été expulsé puisqu’il n’avait pas maintenu le secret des discussions découlant de son rôle. Sa conjointe avait rapporté des éléments sur Facebook.

« Utilisez votre sens commun pour décider quel poids ou quelle importance vous accordez au témoignage de chaque témoin », a indiqué le juge Dionne.

Aux termes de dix jours de procès, les onze jurés ont procédé à la nomination d’un président de jury, dont l’identité et le numéro de juré n’ont pas été révélés. Cette personne aura notamment le rôle de diriger les délibérations.

Le juge Dionne a terminé de livrer ses explications et directives, peu avant midi, vendredi. « Il ne me reste plus qu’à vous souhaiter bonne chance dans vos délibérations. Le sort de Matthieu Parente-Soares est maintenant entre vos mains », a-t-il conclu, avant de laisser le jury quitter la salle d’audience du Palais de justice d’Alma. 

Deux notes au juge

Le travail des jurés s’est amorcé, vendredi après-midi, avec deux notes transmises au juge. Dans une première communication écrite, le jury a fait part de son intention de délibérer vendredi de 18 h 30 à 20 h 30, ce qui a été approuvé par le premier magistrat, le ministère public et la défense. Les jurés sont libres de leur horaire de délibération à condition de respecter des heures raisonnables. 

Ils ont également fait la demande de réécouter le vidéo contenant les aveux de l’accusé. Matthieu Parente-Suares confesse d’avoir allumé une bûche qui se trouvait dans une pièce comparée à un entrepôt de la résidence à la quatrième heure de cette vidéo qui en dure cinq. 

Matthieu Parente-Soares est accusé d’homicide involontaire et d’incendie criminel. Guy Tremblay, 93 ans, est mort, selon le rapport d’autopsie, des suites d’une inhalation de fumée lors de l’incendie résidentiel du 13 juin 2017. Me Nicole Ouellet, de la Couronne, a annoncé, jeudi, lors de la journée dédiée aux plaidoiries, qu’elle retirait l’accusation de harcèlement criminel.