Pressions pour rouvrir le département d’obstétrique à Dolbeau-Mistassini

Une centaine de citoyens réclament la réouverture des services d’obstétrique et de pédiatrie à l’hôpital de Dolbeau Mistassini. Dans une lettre adressée à la présidente et directrice générale du CIUSSS du Saguenay–Lac-Saint-Jean, Julie Labbé, le groupe les Nouveaux pères évoque un risque accru pour les familles, notamment lors des accouchements.

Ce soulèvement vient à la suite de l’annonce, le 23 juin dernier, de la suspension de ces services à l’hôpital de Dolbeau-Mistassini pour la période estivale. Une fermeture qui, ajoutée aux précédentes survenues dans les dernières années, sème la grogne chez les usagers du centre hospitalier de la MRC de Maria-Chapdelaine.

«Nous craignons les risques bien réels encourus par les familles de la MRC. Les complications ne sont pas rares lors d’un accouchement et ce sont nos femmes et nos enfants qui vivent les impacts de cette suspension des services», peut-on lire dans la lettre adressée à Mme Labbé.

Si la lettre fait mention des dispositions à se déplacer pour recevoir certains services, il est mentionné que ce n’est pas le cas pour les accouchements, un service jugé essentiel par les signataires. «Pour les futurs parents de Dolbeau-Mistassini, ce ne sont pas moins de 60 km de route qui devront être parcourus, en gérant le stress et la douleur, pour se rendre accoucher à Roberval. Pour les familles des villages avoisinants, la distance s’étire encore.»

En plus des risques pour la santé, les signataires soulignent que ces pertes de services pourraient décourager les jeunes familles à s’installer dans la MRC de Maria-Chapdelaine.

«Nous craignons aussi les répercussions périlleuses d’une telle situation pour le développement et la vitalité de notre MRC. Bien avant les grands espaces et les possibilités d’emplois, les jeunes considérant s’établir dans notre milieu recherchent un accès à des services de santé de base pour leurs enfants. Déplacez les services et vous finirez par déplacer les familles.»

Selon eux, il s’agit d’un cercle vicieux. «On ferme un service par manque de personnel ou parce que le bassin de population ne le justifie pas. Ensuite, on peine à attirer du personnel et des familles, parce que le milieu n’offre pas suffisamment de services. Puis, on coupe un autre service. Et ainsi de suite.»

Malgré cette demande, le groupe est conscient de la situation actuelle et ne souhaite en aucun cas mettre plus de pression sur le personnel. «Nous comprenons que les défis liés à la main-d’œuvre sont importants et notre intention n’est pas de mettre une pression inutile à un personnel déjà surchargé. Cela dit, lorsque l’on juge qu’une situation pose un risque inacceptable pour une population, on arrive toujours à trouver des solutions.»