Carl Laberge assure les fonctions de directeur général par intérim de Port Saguenay depuis le 20 juin dernier.

Presque terminée

La desserte ferroviaire de Grande-Anse est prête. Mis à part quelques détails de signalisation à compléter, le lien qui relie les installations portuaires au réseau ferroviaire existant est en mesure d'accueillir les convois. La première phase étant complétée, Port Saguenay passe à la phase 2: le développement de marchés.
La desserte ferroviaire de Grande-Anse est fonctionnelle. Les travaux de génie civil sont terminés. Des tests de géométrie de la voie ont été effectués dernièrement, puis des tests de charge ont eu lieu avec une locomotive en juin. Tous se sont avérés concluants.
Quelques petits détails restent à régler avant de pouvoir affirmer que le projet est complètement terminé, ce qui devrait être le cas en août.
«Le contrat est pratiquement terminé, à part quelques travaux de signalisation à l'endroit du raccordement avec le Roberval-Saguenay. En théorie, la desserte pourrait être utilisée», affirme Carl Laberge, directeur général intérimaire de Port Saguenay qui souligne que des discussions sont toujours en cours avec le Chemin de fer de Roberval-Saguenay (une division de Rio Tinto Alcan) concernant les services qui pourraient être offerts à l'Administration portuaire du Saguenay.
Selon M. Laberge, la mise en place d'une desserte ferroviaire permet d'exploiter les installations déjà en place à leur plein potentiel.
«On a enfin réussi à corriger une erreur historique», estime-t-il. «La desserte aurait dû être aménagée peut-être même depuis le début de la création du site à Grande-Anse. Tous les ports importants sont reliés au chemin de fer. Le quai Marcel-Dionne construit en 1985 est un actif de premier plan, un bijou. La desserte ferroviaire va permettre d'augmenter son utilité et d'optimiser les actifs qui sont en place avec le temps. Le chemin de fer, c'est un outil. Les navires, c'est des moyens de transport pour de grandes quantités de matériaux. Le moyen de transport terrestre qui est capable de concorder avec ça, c'est le chemin de fer.»
Maintenant que les installations portuaires sont reliées au réseau ferroviaire de Roberval-Saguenay donnant accès au réseau canadien et nord-américain pour le transport de marchandises, Port Saguenay se concentre sur le développement de marchés.
«On aimerait voir un trafic sur les rails cet automne. C'est un objectif qu'on cible, mais pour nous, c'est comme lancer une entreprise. Au début, on n'a pas de client, il faut faire du démarchage. On doit faire un travail de promotion de la desserte ferroviaire pour créer du trafic. On s'attend à ce que ça prenne une certaine période de temps avant de voir un trafic. Les gens n'ont pas développé le réflexe de passer par ici. À moins d'un projet majeur, les choses vont se faire graduellement. Pour l'instant, on n'en est pas là.»
Différents projets sont toujours envisagés. Carl Laberge évoque notamment les projets de Métaux BlackRock, d'Arianne Phosphate et d'implantation d'un terminal d'exportation de gaz naturel liquéfié, piloté par LNG Québec, au port de Grande-Anse.
Aucun contrat ou projet n'est officialisé pour le moment. Le directeur général intérimaire de Port Saguenay rappelle toutefois que la desserte ferroviaire n'a pas vu le jour pour un projet en particulier, mais pour développer le marché.
Amgravel@lequotidien.com