Le président américain, Donald Trump
Le président américain, Donald Trump

Trump demande le renvoi d’une journaliste qui a confirmé des propos sur les soldats morts

Agence France-Presse
WASHINGTON — Donald Trump a demandé le renvoi d’une journaliste de la chaîne prisée des conservateurs Fox News, qui a confirmé en partie ses propos «dénigrant» des soldats américains morts au combat, initialement rapportés dans le magazine The Atlantic.

«Jennifer Griffin devrait être virée pour ce genre de reportage. Elle ne nous a même pas appelés pour une réaction. Fox News c’est plus ce que c’était», a tweeté tard vendredi soir le président américain, remonté contré la chaîne - un temps son média de prédilection - et leur journaliste chargée des questions liées à la sécurité nationale, Jennifer Griffin.

Cette dernière, respectée dans les milieux journalistiques et politiques de Washington, a cherché à confirmer l’article de The Atlantic, qui expliquait que Donald Trump avait qualifié des soldats américains morts pendant la Première Guerre mondiale de «crétins» et de «losers».

L’article, paru jeudi, affirme que lors d’une visite en France en novembre 2018, Donald Trump aurait qualifié les 1 541 soldats américains morts pendant la bataille du bois Belleau de «crétins», ajoutant que le cimetière où ils reposent est rempli de «losers».

La journaliste de Fox News indique que, selon un ancien haut responsable de l’administration Trump, le président américain aurait dit à propos de la guerre du Vietnam: «C’était une guerre stupide. Quiconque y est allé est un crétin».

Elle cite d’autre part deux anciens hauts responsables de l’administration Trump qui confirment que le républicain n’avait pas voulu se rendre en voiture au cimetière près de Paris pour leur rendre hommage.

L’affaire a connu un vif écho médiatique aux États-Unis. Le président, sa femme Melania et de nombreux responsables, actuels ou anciens, de la Maison-Blanche ont nié la véracité de ces propos.

Une excroissance osseuse au talon a été officiellement diagnostiquée au milliardaire républicain en 1968, lui permettant d’échapper à la conscription.