La présence de punaises de lit a obligé le Manoir Champlain à fermer cinq lits.

Présence de punaises de lit dans une ressource alternative

Depuis vendredi, la direction du Centre de santé et services sociaux de Chicoutimi (CSSS) fait la lutte à un ennemi bien minuscule, la punaise de lit, ce qui l'a obligée à procéder à la fermeture de cinq lits dans l'une de ses ressources intermédiaires située au Manoir Champlain.
Selon Vanessa Boivin, porte-parole du CSSS, c'est la première fois à sa connaissance que le CSSS est aux prises avec ce problème parasitaire, un incident qu'elle qualifie de fort dérangeant. «On a su vendredi dernier qu'il y avait un problème et nous travaillons avec le directeur général du Manoir Champlain pour l'application d'un traitement préventif», explique Mme Boivin.
Rappelons que dans le cadre d'un partenariat public-privé, le CSSS de Chicoutimi loue au Manoir Champlain une soixantaine de chambres pour y héberger des personnes requérant différents soins.
En entrevue, Dany Tremblay, directeur du Manoir Champlain, a expliqué que la direction n'a pas lésiné pour régler le problème aussitôt qu'il a été connu en faisant appel à des professionnels de l'extermination. «Selon nos informations, le problème aurait été occasionné par un résidant voyageant dans la province qui aurait rapporté des punaises de lit peut-être dans ses bagages ou autrement. On ne fait pas d'enquête, mais on a pris des moyens pour appliquer des traitements à titre préventif», explique M. Tremblay.
Selon M. Tremblay, les cinq chambres soupçonnées d'avoir des punaises de lit ont été vidées de leur contenu tandis que leurs occupants ont été hébergés dans d'autres chambres de l'immeuble après le traitement. Certains effets personnels ont été jetés, d'autres lavés à l'eau chaude tandis que des meubles ont été placés sur des balcons extérieurs pendant 72 heures afin de faire subir aux punaises le choc mortel du froid saguenéen. L'application d'une poudre de pyrethrinoide approuvée par Santé Canada a été appliquée dans tous les recoins, fissures, prises électriques des couloirs et salles de bain afin de s'assurer de la disparition de l'ennemi.
Selon Nathalie Lemieux, représentante de la firme ayant appliqué le traitement, un suivi très serré sera effectué dans les prochaines semaines pour s'assurer que des larves n'ont pas survécu pour repeupler les pièces touchées.
Dvilleneuve@lequotidien.com