Visite d’une bande riveraine élargie en milieu agricole avec Louis Mailloux, coordonnateur du Comité de bassin versant de la rivière Ticouapé.

Présence de pesticides dans le bassin versant du lac Saint-Jean

La mauvaise qualité de l’eau de surface et de l’eau souterraine ainsi que la dégradation des systèmes aquatiques riverains et humides sont les principales problématiques de l’eau dans le bassin versant du Lac-Saint-Jean. Pour y remédier, l’Organisme de bassin versant Lac-Saint-Jean (OBVLSJ) financera des projets pour un investissement total de 10 000 $.

On retrouve la présence de pesticides dans plusieurs cours d’eau se déversant dans le lac Saint-Jean, et leur concentration dépasse même les critères fixés par le ministère de l’Environnement dans la rivière Ticouapé. Près des bleuetières, l’hexazinone utilisée comme pesticide ruisselle dans le sol et contamine l’eau souterraine. Sur le bord des lacs et des rivières, les bandes riveraines sont trop souvent dégradées ou inexistantes.

Ce sont ces constats qui ont poussé les acteurs de l’eau de la table de concertation du bassin versant du lac Saint-Jean, qui proviennent du secteur municipal, communautaire, environnemental, industriel, forestier, agricole et gouvernemental, à dresser les trois principales problématiques en lien avec l’eau, explique Anne Malamoud, directrice générale de l’OBVLSJ. « C’est un exercice que doivent faire tous les organismes de bassins versants du Québec, pour voir quels sont les principaux problèmes à l’échelle de la province », dit-elle. 

Même si plusieurs actions sont réalisées pour améliorer la qualité de l’eau, il reste encore énormément de progrès à faire, ajoute cette dernière, qui incite les acteurs de l’eau et la population à se mobiliser. Elle souligne au passage que le plan directeur de l’eau du bassin versant du lac Saint-Jean présente plusieurs pistes de solutions pour améliorer la situation, dont la mise en place d’un programme de suivi de l’efficacité des installations septiques, l’adoption de pratiques de gestion durable des eaux de pluie, la restauration des bandes riveraines et la promotion des pratiques agroenvironnementales.

Appel de projets

Pour soutenir les initiatives locales, l’OBSLSJ lance un appel de projets visant à financer des initiatives réalisées par des producteurs agricoles, des municipalités, des associations de riverains et d’autres organisations ayant un lien avec l’eau. Les projets peuvent recevoir un maximum de 4000 $, représentant 80 % de la valeur totale du projet, et les contributions bénévoles sont comptabilisées, note fièrement Anne Malamoud. 

« Nous sommes aussi disponibles pour accompagner les gens à monter leur projet et pour les aider à remplir le formulaire au besoin », dit-elle. 

L’OBVLSJ dispose d’un budget de 10 000 $ pour soutenir des initiatives dans le cadre de cet appel de projets. 

Plus tôt cette année, un autre appel de projet totalisant 10 000 $ avait financé plusieurs projets, dont une formation sur la gestion durable des eaux de pluie à Saint-Félicien, une activité de ramassage de déchets près des accès publics à l’eau à Lamarche, une activité sur les bandes riveraines dans le bassin versant de la Belle-Rivière et une activité de sensibilisation à la protection du milieu humide à Saint-Henri-de-Taillon. 

Les personnes intéressées ont jusqu’au 29 novembre pour présenter un projet.