Pierre Charbonneau a remis une pétition de 9934 signatures à Pat Fiori, président de GNL Québec, pour montrer son appui au projet.

Près de 10 000 signatures amassées

L’ingénieur Pierre Charbonneau et quelques bénévoles se sont présentés au bureau de GNL Québec, vendredi matin, afin de remettre la pétition d’appui aux projets d’usine de liquéfaction de gaz naturel et aux futures mines d’Arianne Phosphate et Métaux BlackRock. Le document compte 9934 signatures.

Lancée le 6 février, la pétition s’est enrichie de 34 nouvelles signatures, vendredi matin, alors que Christian Mallette, représentant du Local 791 de l’Union des opérateurs de machinerie lourde, qui compte 1100 membres, et Sabin Lapointe, représentant du Local 9 (charpentiers-menuisiers, systèmes intérieurs), se sont présentés sur place afin de remettre le document à Pat Fiori, président de GNL Québec.


«  Je crains que si le projet ne se fait pas ici, il ira ailleurs.  »
Christian Mallette

Même s’il ne se dit pas expert en énergie, M. Mallette est favorable au projet parce qu’il est convaincu que le gaz naturel est une énergie propre qui ne se mélange pas à l’eau ou à la terre en cas de déversement, contrairement au pétrole. « La population est d’accord avec le projet. On apporte de l’eau au moulin pour la pétition puisqu’il y a de l’intérêt pour nos membres et pour l’ensemble de la population de la région, du Québec et du Canada. Je suis père de trois enfants et je crains que si le projet ne se fait pas ici, il ira ailleurs », a-t-il déclaré.

Pour M. Charbonneau, l’auteur de la pétition, le résultat obtenu est pleinement satisfaisant puisque son objectif de départ était d’atteindre le même nombre de signatures que la pétition d’appui au projet Vaudreuil au-delà de 2022, qui en avait obtenu 8126.

Invité à réagir au lancement d’une pétition d’opposition au projet, dont le nombre de signatures grimpe rapidement, M. Charbonneau a mentionné que tout le monde dispose de la liberté d’expression. « Cette pétition a été lancée par des groupes militants ayant des ramifications dans le réseau environnementaliste. Beaucoup de signatures proviennent de l’extérieur de la région », a-t-il déclaré.

M. Charbonneau a ajouté que la signature de la pétition se poursuit et il espère atteindre le cap des 10 000 signatures. Une deuxième remise aura lieu auprès d’Arianne Phosphate et Métaux BlackRock avec les signatures supplémentaires.

Du côté de GNL Québec, M. Fiori s’est dit touché par le dépôt de la pétition et a remercié M. Charbonneau et les bénévoles. Il a affirmé que le projet de GNL Québec est très complexe, tout en se disant convaincu que la population reconnaîtra les nombreux avantages du projet au fur et à mesure que l’information cheminera. « La pétition nous encourage à continuer, et nous le faisons en toute transparence au niveau de l’information. »