Le gouvernement du Québec a livré, hier, l'un des engagements du Sommet sur la forêt québécoise de Saint-Félicien en procédant à l'annonce des montants disponibles pour les travaux en sylviculture pour l'année 2014-2015 avec une enveloppe globale de 147 M$.

Premier engagement de Québec

Le gouvernement du Québec a livré, hier, l'un des engagements du Sommet sur la forêt québécoise de Saint-Félicien en procédant à l'annonce des montants disponibles pour les travaux en sylviculture pour l'année 2014-2015 avec une enveloppe globale de 147 M$.
Cette annonce devrait permettre d'éviter le psycho drame printanier dans cette industrie qui devait attendre à la dernière minute pour procéder à la planification des chantiers, sans compter les enveloppes budgétaires sectorielles insuffisantes pour la rétention des travailleurs et leur permettre de se qualifier pour les programmes d'assurance-emploi.
«Il y a toujours une question d'argent et je crois que les gens le comprennent bien. Mais l'une des demandes de l'industrie était de connaître le plus tôt possible les budgets alloués pour préparer la saison. Nous avons pris l'engagement de le faire au Rendez-vous sur la forêt de Saint-Félicien et tout le monde a mis la main à la pâte pour que l'on puisse réaliser cet engagement», insiste le député de Roberval et adjoint parlementaire de la ministre Martine Ouellet, Denis Trottier.
Ce dernier a participé à l'annonce à Trois-Rivières hier, et a été en mesure de s'entretenir avec les représentants des différentes associations d'entreprises qui oeuvrent dans tous les secteurs de la sylviculture. Il a constaté que les montants annoncés, de même que la nouvelle stratégie déployée par le ministère, a plu à ces derniers. Nous savons que tout n'est pas parfait. Mais à partir d'aujourd'hui, les gens vont avoir le temps de corriger certains éléments si jamais ils constatent des problèmes.
«En confirmant, dès janvier, les investissements pour la réalisation des travaux sylvicoles pour 2014-2015, nous permettons à des milliers de travailleurs sylvicoles de toutes les régions du Québec d'avoir une plus grande stabilité. Grâce à cette prévisibilité budgétaire, nous permettons également aux entrepreneurs sylvicoles d'avoir une meilleure planification de leurs activités et de leur main-d'oeuvre. Plus de 3000 emplois seront ainsi maintenus avec ces investissements», a déclaré la ministre Martine Ouellet.
Dans le cadre du sommet de Saint-Félicien, l'Association en entrepreneurs en travaux sylvicoles a livré une partie de bras de fer avec le gouvernement pour en arriver à une certaine fluidité entre les enveloppes budgétaires qui servent à financer les éclaircies commerciales et le débroussaillage. Au terme de l'exercice, le gouvernement a accepté cette fluidité permettant, selon Denis Trottier, d'adapter les travaux aux particularités forestières de chaque région.
Cette décision du gouvernement de déposer dès janvier les budgets alloués à la sylviculture permettra, selon le député de Roberval, de doter le Québec d'une approche plus structurée en matière de production de bois et plus adaptée au territoire forestier. La prévisibilité, la rétention de la main-d'oeuvre et l'amélioration de la productivité forestière pour la forêt publique québécoise faisaient partie des objectifs du dernier sommet.
Le député de Roberval a indiqué au Quotidien hier que le gouvernement allait présenter d'ici quelques semaines un premier bilan sur l'avancement des principaux chantiers mis en place à la fin du rendez-vous.
L'Association des entrepreneurs en travaux sylvicoles du Québec a accueilli avec satisfaction l'annonce du gouvernement du Québec. Le directeur Fabien Simard confirme que le gouvernement a respecté sa parole en annonçant les budgets aussi tôt alors qu'historiquement, il fallait attendre en mai pour connaître l'enveloppe à la disposition des entreprises.
«Ça va peut-être tourner un peu carré, mais on va être en mesure de s'arranger. Il y a une bonne nouvelle, les budgets n'ont pas été diminués. On sent que le gouvernement est parti dans al bonne direction. Les ministres Stéphane Bédard et Martine Ouellet avaient assuré que les budgets seraient disponibles tôt et ils ont livré la marchandise», a conclu l'ingénieur forestier.