Le lock-out des employés de garage s'est étiré pendant près de trois ans. Chaque employé qui est rentré au travail après le conflit doit rembourser la dette contractée à raison de 145$ par semaine.

Poursuite de 1,8M$ contre 40 ex-syndiqués de la CSD

La Centrale des syndicats démocratiques (CSD), qui représentait les employés de garage lors du lock-out, a déposé une poursuite de 1,8 million de dollars contre 40 de ceux-ci, qui ont rejoint les rangs de la FTQ quelques mois après la fin du conflit.
La poursuite s'adresse aux employés syndiqués d'Alma Toyota, de Rocoto Toyota à Saguenay et de L.G. Automobile à Roberval. «Tous les employés avaient une dette à payer et devraient la payer. Cette poursuite s'inscrit dans les procédures pour le remboursement de la dette», explique le trésorier national de la CSD, Serge Tremblay.
Selon lui, les employés qui sont passés à la FTQ au printemps profitent quand même de la convention collective qui a été adoptée à la fin du lock-out. «Ils ont touché l'argent. Ils sont partis, mais ils doivent quand même payer leur dette. Ce n'est pas parce qu'ils ont changé de syndicat qu'ils s'en sauvent», raconte M. Tremblay.
Le trésorier ajoute que les employés avaient décidé d'emprunter 6,2 millions, et que tous doivent maintenant contribuer à rembourser la somme due. Le montant de la poursuite équivaut donc à un peu plus de 45 000$ par employé. «C'est en supposant que la dette soit remboursée sur six ans, ce qui est prévu pour le moment. Si, finalement, la dette est remboursée en cinq ans, par exemple, le montant qu'on réclame pourra être modifié en conséquence», ajoute Serge Tremblay.
Le lock-out des employés de garage s'est étiré pendant près de trois ans. Chaque employé qui est rentré au travail après le conflit doit rembourser la dette contractée à raison de 145$ par semaine.