«Je subis, de façon journalière, les attaques de ces groupes. Ils peuvent bien dire que l'on détruit la forêt. Différentes études qui ont été réalisées démontrent que les lois et règlements et leur application sur le terrain au Québec, en Ontario et au Canda en général sont parmi les plus rigoureuses dans le monde. Il faut quand-même regarder ce qui se passe chez nous», a lancé Richard Garneau, président et chef de la direction de Produits forestiers Résolu

Pour les écolos, l'humain ne compte pas

L'aspect humain n'a aucune valeur aux yeux des mouvements écologistes.
C'est du moins ce que croit le grand patron de Produits forestiers Résolu (PFR), Richard Garneau.
De passage à Saint-Félicien pour le lancement du projet des Serres Toundra, hier matin, le président et chef de la direction de Résolu a vivement critiqué les activistes qu'il accuse de faire fi du développement des régions. Sans cibler de mouvement en particulier, M. Garneau en avait gros sur le coeur.
«Depuis les dernières années, les groupes d'activistes, et la liste est longue, n'ont pas cessé de mettre de la pression sur notre compagnie, les communautés et les gouvernements. Ça fait en sorte que les régions sont obligées de faire des sacrifices importants pour satisfaire ces groupes centres-villes métropolitains. Pour eux, l'aspect humain n'a aucune valeur et n'est pas important. Je constate avec regret que pour ces groupes, l'aspect humain des gens des régions boréales n'a pas la même valeur que l'aspect végétal ou animal», a déclaré M. Garneau.
«Je me demande si ce n'est pas seulement pour se donner bonne conscience ou pour oublier la déforestation que l'on peut observer dans ces grands centres urbains, que ces activistes qui proviennent des grandes villes se permettent même d'accuser les élus d'être irresponsables en ce qui a trait à la biodiversité et au respect de l'environnement», a-t-il dénoncé.
Dans le cadre de la campagne électorale actuelle, Richard Garneau a demandé à chacun des candidats «d'avoir le courage de dire haut et fort à ces groupes que c'est assez de demander des sacrifices économiques sans quantifier ces sacrifices».
Le député sortant et candidat du Parti québécois dans Roberval, Denis Trottier, était en accord avec les propos avancés par Richard Garneau, en ce qui a trait à l'importance des humains.
«Il est temps de protéger l'espèce humaine et les emplois dans la région. (...) Il faut se rappeler qu'environ les trois quarts de l'aire de répartition du caribou forestier est située au Nord de la limite nordique, là où il n'y a aucune activité forestière.»
Pendant son allocution, Richard Garneau a aussi insisté sur les trois piliers de développement durable qui font partis de l'engagement et du quotidien de son entreprise, soit l'environnement, les communautés et l'économie. «C'est ça qui est le vrai développement durable.»