Pour l'amour de la région 

Le Quotidien
Par les temps qui courent, alors que le Saguenay-Lac-Saint-Jean arrive à la croisée des chemins, l’amour de la région est dans l’air du temps. Cette année, comme cadeau de la Saint-Valentin, nous avons donc demandé à différentes personnalités oeuvrant dans plusieurs domaines, autres que la politique, ce qu’elles aiment dans la région et ce qui les pousse à y habiter.

Lauraine Gagnon: des paysages et des gens uniques

Directrice générale au Zoo sauvage Saint-Félicien, Lauraine Gagnon aime son coin de pays pour plusieurs raisons. Amante de la nature, elle confie être en amour avec les paysages uniques du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

« C’est clair que le fjord et le Lac sont des endroits uniques qui offrent plein de possibilités de divertissement. Ce que j’aime beaucoup vivre comme moment, c’est un coucher de soleil au bord du lac Saint-Jean. Pour moi, c’est un moment zen, calme et c’est ça le bonheur. C’est peut-être un peu cliché, mais ça fait partie de mes coups de coeur. » 

Même si elle côtoie quotidiennement des dizaines d’espèces d’animaux, elle croit que l’une des richesses de la région se trouve chez les gens qui y habitent. « Ce que j’aime aussi de la région, ce sont les gens qui y vivent. On est différent des autres. Dans la région, on a un esprit entrepreneurial qui est fort. On est une région touristique, alors on est aussi accueillant, ouvert et curieux. Sans oublier que j’aime le Zoo bien sûr! » Guillaume Pétrin

Richard Hébert: défendre ce qu’on aime

Richard Hébert, nouveau président du conseil d’administration du Musée Louis-Hémon de Péribonka et ancien député libéral de Lac-Saint-Jean, aime sa région du nord du Lac. C’est l’endroit où il est né et c’est là qu’il continue d’y vivre.

« Premièrement, j’aime ma région, car c’est ici que je suis né. À l’instar de François Paradis, j’aime Maria Chapdelaine. Quand on aime autant sa région, on la défend avec cœur et avec ardeur. C’est ce que j’ai toujours fait et que je continue de faire. »

Un simple survol rapide de son curriculum vitae démontre clairement que l’ancien député fédéral de la circonscription Lac-Saint-Jean s’engage depuis toujours envers sa communauté et sa région natale.

« Au cours des dernières années, j’ai été conseiller municipal, maire, député et j’ai toujours défendu mon coin de pays. Les gens à qui j’en parlais me le disaient qu’ils trouvaient ça beau, le Lac-Saint-Jean, et c’est normal, quand t’es amoureux de quelque chose, tu le défends ! » Guillaume Pétrin

Michel Martineau: un coup de foudre

L’histoire d’amour entre le Saguenay-Lac-Saint-Jean et Michel Martineau, le propriétaire de l’entreprise Jumpaï, ressemble à un coup de foudre. Venu ici pour étudier, l’homme d’affaires qui fait le plaisir des jeunes avec ses trampolines acrobatiques n’est jamais parti.

« Je suis un Lavallois d’origine. Je suis arrivé ici en août 1987. J’ai fait mon bac en éducation physique à l’UQAC, et j’y suis toujours », affirme l’entrepreneur.

Pour illustrer pourquoi son amour de la région ne s’est pas étiolé avec le temps, M. Martineau cite la facilité avec laquelle il peut combiner le plaisir de jouer dehors avec ses activités professionnelles. La diversité des quatre saisons, la proximité des montagnes, le Saguenay et les cours d’eau sont des raisons qui font de la région un endroit unique au Québec.

« J’habite dans un rang. Je suis à 10 kilomètres de Chicoutimi. Là, je suis sur la route pour aller faire du ski hors-piste, sur le fjord. Plus tard aujourd’hui, j’ai une rencontre d’affaires », explique-t-il, alors qu’il est au volant de sa voiture.

« Ce n’est pas plus compliqué que ça », résume Michel Martineau. Stéphane Bouchard

François Guillot: amoureux du plein air

Pour le directeur des parcs nationaux des Monts-Valin et de Pointe-Taillon, François Guillot, son amour pour la région passe par le plein air.

« Je suis natif d’ici, mais quand je suis revenu de l’Ouest canadien que je devais choisir où m’installer. J’ai regardé du côté de la Gaspésie et de l’Estrie. Quand j’ai fait l’inventaire des possibilités de plein air entre les trois régions, le Saguenay-Lac-Saint-Jean est arrivé très loin devant. Les paysages sont riches, la nature est exceptionnelle et pour quelqu’un qui aime les saisons, il faut avouer qu’ici on est bien servi », fait valoir cet amant de la nature.

« Pour un amant de la nature, il n’y a pas une région au Québec qui peut être mieux qu’ici. Nous sommes éloignés des grands centres, mais il est possible, en plus de profiter de la nature, d’avoir une vie urbaine de qualité à Saguenay et de profiter de tous les services. Il n’y a pas une région qui offre une nature aussi diversifiée qu’ici », assure François Guillot, qui profite de la région pour mettre en pratique les saines habitudes de vie. Roger Blackburn

Rémi Aubin: le fjord du Saguenay

Le Baieriverain Rémi Aubin, passionné de pêche récréative et spécialiste de pêche sous la glace, vit une belle grande histoire d’amour avec le fjord du Saguenay.

« J’ai grandi sur le bord du Saguenay. J’adore ce décor de beauté avec la baie, les montagnes, les couchers de soleil, c’est magnifique. Nous vivons dans une ville qui nous offre la grande nature à moins de cinq minutes. Tout près de chez moi, j’ai une rivière à saumon, un fjord, des lacs de pêche, c’est merveilleux », exprime Rémi Aubin qui aime les gens d’ici autant que la nature.

« Tous les matins, je me réveillais avec le Saguenay que je voyais de la fenêtre de ma chambre. À 7 ans, je jouais sur le bord de l’eau, à 10 ans je pêchais dans la chaloupe de mon frère Guy, à 12 ans je ramassais des bouteilles pour les vendre au dépanneur pour m’acheter de l’éperlan afin d’appâter ma ligne. J’avais hâte que l’école finisse pour aller me percer un trou dans la glace avec une hache pour pêcher la morue », raconte cet amoureux du fjord.

« Ce que j’aime le plus maintenant, c’est de partager cet amour avec des étrangers et leur faire découvrir. Au cours des dernières années, j’ai accompagné des cinéastes sur le fjord pour des diffuseurs comme National Geographic, Thalassa, Figaro Magazine, Des racines et des ailes à TV5 et bien d’autres. J’ai l’impression de leur faire découvrir un endroit exceptionnel », avoue l’homme de 48 ans, père de deux enfants, qui adore sa qualité de vie au Saguenay. Roger Blackburn

Marie-Elaine Riou : adopter la région

Son séjour à Saguenay devait durer six mois, mais l’histoire d’amour entre Marie-Elaine Riou et la région dure depuis près de huit ans maintenant. Après avoir passé quelques années à Barcelone, puis s’être installée à Montréal, celle qui est native de Rimouski est débarquée à Chicoutimi pour un contrat de six mois au festival REGARD.

C’était en 2012. Elle n’est jamais repartie. « Ça s’est un peu prolongé, rigole-t-elle. Quand j’ai fait mes études en production à Montréal, je ne m’attendais pas à travailler en cinéma au Saguenay. »

Aujourd’hui, la directrice générale de REGARD ne se voit nulle part ailleurs. Le Saguenay-Lac-Saint-Jean, c’est chez elle. « Je voyage beaucoup. Chaque fois, je suis contente de revenir. Je suis vraiment chez moi ici. J’accueille souvent des gens de l’extérieur et je suis fière de leur faire découvrir la région, de les accueillir. »

Marie-Elaine Riou affirme que la région lui procure à la fois une vie culturelle riche et un accès privilégié à la nature. 

« Ici, j’ai toujours été nourrie au niveau culturel. Il y a aussi le contact avec la nature et une diversité d’activités sportives autant en hiver qu’en été. J’en ai encore pour des années à tout découvrir et en plus, j’ai le meilleur travail au monde. » Anne-Marie Gravel

Kasandra Bradette et Samuel Girard : la nature à proximité

Partis à 17 ans pour aller s’entraîner au Centre national de Montréal, les Olympiens Kasandra Bradette et Samuel Girard ont toujours été convaincus qu’ils reviendraient dans la région. Depuis leur retraite du patinage de vitesse en mai dernier, ils se sont installés à Ferland-et-Boilleau, village natal de Samuel, et ils ne regrettent pas leur choix.

« Quand je suis partie de Saint-Félicien, à 17 ans, j’ai toujours su que je ne ferais pas ma vie à Montréal, mais que ça allait peut-être changer en connaissant autre chose. Quand j’ai arrêté de patiner, ç’a tellement été clair qu’il n’y aurait aucune chance que je reste à Montréal. Je ne me voyais pas faire ma vie là. Je trouvais que c’était trop loin de ma famille et de mes amis. C’est ce qui m’a manqué le plus », a partagé Kasandra Bradette.

« Mais aussi la liberté de partir et d’être en forêt, pour moi c’est un atout d’être en pleine nature. Je trouve que notre région est un bel équilibre entre tout ce qu’on a besoin et la nature. [...] La chaleur des gens me manquait aussi. Ici, les gens sont chaleureux. Dans chaque milieu où je suis allée depuis que je suis revenue de Montréal, ça me rappelle pourquoi je suis ici. Juste à l’université (UQAC), de voir à quel point les professeurs sont plus proches des étudiants. Il y a vraiment un bel échange, chose que je n’ai pas connue à Montréal. Il y a plein de petites choses comme ça que je redécouvre de ma région. Ça faisait quand même 12 ans que j’étais à Montréal, mais on dirait que je redécouvre ma région et pourquoi je m’en ennuyais tant. »

Pour Samuel, la proximité de la famille était une priorité.

« J’ai été élevé ici et mon grand-père habite à deux ou trois maisons. De revenir dans la région, en plus à Ferland-et-Boilleau, ça me tenait particulièrement à cœur, tout comme le grand air et la nature. C’est ce qui me manquait dans les grands centres et qui nous a fait réaliser qu’on voulait revenir ici. Je me suis adapté à Montréal parce que je n’avais pas le choix pour l’entraînement, mais c’était clair, quand je suis parti, que j’allais revenir. Et on est tombé en amour avec la place (Ferland-et-Boilleau). »

« Ici, le terrain où on est situé, on part d’ici pour faire de la raquette, on a un coin de chasse. Si on veut aller à la pêche, il y a une rivière pas loin où l’on peut aller en quatre roues et si on veut pêcher sur la glace, on va à La Baie. Je travaille maintenant en forêt et j’aime ça. Je ne voulais pas l’essayer parce que je savais que je tomberais en amour avec ce travail et c’est arrivé ! », conclut celui qui œuvre comme transporteur au débardage de forêt. Johanne Saint-Pierre

Marilyn Bouchard: la qualité de vie

« Ma belle région, j’ai fêté en août dernier les 10 ans de mon retour auprès de toi. Je ne pourrais dire que sur le coup, j’étais certaine de ma décision, mais avec le recul et une décennie plus tard, je n’ai aucun regret. 

Ma belle région, je t’aime pour ton parfait dosage d’urbanité et de ruralité. Un mélange idéal qui me permet de vivre une journée à me balader en pleine nature et le soir même, de profiter de l’effervescence de tes festivals et activités en ville. Je suis en amour avec tes grands espaces et tes paysages aussi magnifiques que variés se transformant au rythme des saisons. Étant une Jeannoise de naissance et une Saguenéenne d’adoption depuis mon retour en 2009, je suis autant éprise de mon lac à perte de vue que de mon fjord escarpé. 

Ma belle région, je t’aime pour ta qualité de vie, ta simplicité. Il est indéniable que cinq minutes au volant pour me rendre au travail rend la routine quotidienne tellement plus zen ! 

Ma belle région, j’aime tes gens chaleureux, fiers et humains, ces mêmes gens qui m’ont permis de me développer en tant que travailleuse autonome, d’entrepreneure, de philanthrope. 

Ma belle région, merci pour toutes ces belles années et sois certaine que même si je t’ai auparavant quitté, je suis maintenant ici pour rester. » Marilyn Bouchard, Photographe, Pigment B

Isabelle Genest: la région, synonyme de famille 

Isabelle Genest est la directrice générale de la Société d’histoire et d’archéologie de Mashteuiatsh. Pour elle, la région est synonyme de famille et représente un lieu où il fait bon vivre.

« J’aime le Saguenay-Lac-Saint-Jean pour ses grands espaces et la nature. La région offre un cadre idéal pour la pratique des activités de plein air. Elle me permet d’être près des miens, entourée de mes enfants qui sont revenus eux aussi habiter dans la région. » Guillaume Pétrin

Charles Cantin : une déclaration d’amour

Tout le monde connaît le criminaliste Me Charles Cantin en tant que fin plaideur. Mais l’avocat est aussi capable de poésie, surtout lorsqu’il est question de son amour pour le Saguenay-Lac-Saint-Jean. Participant au Congrès des avocats de la défense, qui a lieu cette semaine, dans la région de Charlevoix, Me Cantin a accepté de partager son amour pour la région. Voici quelques phrases de son cru.

« Voilà que nous y sommes. Le 14 février, fête de l’amour. Aimer, c’est être bien. S’assumer, c’est mieux. Ce qui veut dire aimer son entourage. Le patriotisme, c’est aimer sa patrie, ses proches, ses racines. Plus profondes elles sont et plus profonde est la réflexion. Nous devons nourrir nos racines comme il faut entretenir notre amour. Malgré le temps pluvieux, l’affection nous protégera. En cas de tempête, il faudra se tenir et la brise nous fera apprécier la valeur de nos corps. Tout ça est vrai pour la patrie comme pour notre alter ego, notre âme sœur, notre folie amoureuse ».

« Je voyage beaucoup, mais la terre la plus chaleureuse et celle qui est la plus attractive, c’est le Saguenay. Son fjord, ses courbes et la profondeur du lac Kénogami m’amènent à conclure que nous avons le meilleur des terroirs », déclare le criminaliste. Patricia Rainville

Philôme La France: les grands espaces et l’esprit de liberté

Le maire de Petit-Saguenay, Philôme La France, voue un attachement très fort à son coin de pays tout d’abord parce qu’il y est né.

« J’aime les grands espaces et l’esprit de liberté qui règne dans la région. Il est extraordinaire de pouvoir se mettre le pied à l’eau à l’anse Saint-Étienne, voir les paysages. Cette beauté, on la côtoie partout. Nous possédons un terrain de jeu extraordinaire. J’aime la proximité avec la nature et le fait que les gens sont généreux. Les gens d’ici ont du caractère. » Denis Villeneuve