La directrice de la Fondation pour l’enfance et la jeunesse, Karine Brassard, l’avocat criminaliste Julien Boulianne, l’administrateur des Jean Coutu Jonquière, Dominick Béland, et le président de la section Saint-Georges/Saint-Raphaël, Réjean Laforest, ont lancé la campagne Sac-à-dons, mardi.

Pour aider les enfants démunis

La pauvreté est sans doute moins visible en région, mais elle est bien présente. Chaque année, des centaines, voire des milliers de petits Saguenéens et Jeannois commencent l’année scolaire sans le matériel nécessaire. La campagne Sac-à-dons, déployée par les 14 succursales Jean Coutu, en collaboration avec la Fondation pour l’enfance et la jeunesse et la Société Saint-Vincent de Paul, permet à ces enfants de vivre une rentrée ressemblant davantage à celle de leurs camarades mieux nantis.

L’initiative en est à sa troisième mouture cette année. Mais en 2018, il y a union des forces. Alors qu’auparavant, les mandataires oeuvraient en silo, tous se serrent les coudes dans l’intérêt supérieur des enfants et pour éviter les doublons.

Mercredi, lors d’une conférence de presse tenue à l’Hôtel Delta de Jonquière, l’administrateur de Jean Coutu Jonquière, Dominick Béland, a livré un vibrant plaidoyer en faveur du soutien aux enfants en situation de pauvreté. L’an dernier, 800 sacs d’école personnalisés, garnis des fournitures adéquates, ont été remis à des écoliers du Saguenay-Lac-Saint-Jean issus de familles défavorisées. Cette année, les organisateurs de la campagne aimeraient amasser suffisamment d’argent pour en rassembler 1000.

« La première année, on s’est dit qu’avec 150 sacs d’école pour le secteur Jonquière, ce serait suffisant. Non, ce n’était pas assez. On aurait 300 sacs et on n’arriverait pas à subvenir aux besoins de tous les enfants dans le besoin », a indiqué Dominick Béland.

Sac-à-dons est une initiative 100 pour cent régionale, ont pris soin de préciser les différents intervenants associés à la campagne. Parmi eux, l’ex-conseiller municipal jonquiérois Réjean Laforest, en sa capacité de président de la section Saint-Georges/Saint-Raphaël de la Saint-Vincent de Paul. C’est l’organisme qui a la responsabilité de faire le tri des demandes, de façon confidentielle, et de distribuer les sacs. Le moment venu de les remettre aux bambins, Réjean Laforest voit naître des étoiles dans leurs yeux.

« Je suis arrivé chez une famille et il y avait un petit garçon. Je lui ai remis son sac. Il était très content, mais il m’a tout de suite demandé s’il y en avait un pour sa petite soeur. Je suis devenu mal, parce que je ne savais pas s’il y en avait un pour elle. Finalement, les deux petits sacs étaient attachés ensemble. Quand tu vois leurs yeux pétillants, ça fait ta journée », a déclaré le politicien à la retraite.

Réjean Laforest a ajouté que « le scolaire, c’est par là que ça commence » et que ce type d’intervention contribue à prévenir le décrochage scolaire.

« Ces enfants-là se sentent comme les autres », a-t-il pointé. L’avocat Julien Boulianne, lui aussi investi pour la cause, a rappelé à quel point une rentrée scolaire peut être source de stress, même pour les écoliers qui ont la chance d’avoir un sac à dos bien garni.

« Imaginez avoir cette boule dans le ventre et vivre ce stress de la rentrée et en plus, n’avoir rien du tout », a mis en relief le criminaliste.

Billets et dons en ligne
La population régionale est donc invitée à faire preuve de générosité en achetant un billet au coût de 3 $ dans tous les Jean Coutu de la région jusqu’à la mi-juillet. Les gens peuvent aussi faire des dons en ligne par l’entremise du site Internet de la Fondation pour l’enfance et la jeunesse. Sa directrice, Karine Brassard, a expliqué que son organisme soutient les enfants pris en charge par le Centre jeunesse du Saguenay-Lac-Saint-Jean. La Fondation contribue aussi à l’achat d’espadrilles et de vêtements.

« Il y a deux moments importants pour ces jeunes-là. La période des Fêtes et la rentrée scolaire. On voyait des jeunes à la rentrée des classes avec rien », a signifié Karine Brassard.