La conseillère Martine Gauthier en appelle à l'assouplissement du règlement municipal qui encadre la possession de poules par des citoyens. Propriétaire de quatre oiseaux de basse-cour, elle croit qu'il y a lieu d'implanter un projet-pilote qui permettrait aux familles qui le désirent de profiter des nombreux bénéfices liés à l'élevage, à petite échelle, de la volaille.

Poules à Saguenay: Martine Gauthier demande un assouplissement

Martine Gauthier demande l'assouplissement du règlement municipal qui encadre la possession de poules sur le territoire de Saguenay.
La conseillère en appelle à un changement des règles afin qu'il ne soit plus nécessaire, pour les citoyens, d'avoir un terrain d'au moins un hectare situé en zone agricole pour détenir un volatile sans crainte de recevoir un billet d'infraction.
Du même souffle, la propriétaire de quatre oiseaux de basse-cour confie l'affection qu'elle voue à ce type de volaille. Les poules pondeuses de Martine Gauthier vivent dans un abri situé derrière la résidence de l'élue, située sur le chemin des Battures, à La Baie, et se promènent allégrement sur le grand terrain familial. La représentante du quartier #17 et son mari, le policier à la retraite Éric Tremblay, cueillent chaque jour quatre oeufs, qu'ils utilisent notamment pour fabriquer du pain dans leur four traditionnel.
Il ne s'agit pas d'une blague en cette fin de semaine pascale. Martine Gauthier a expliqué la démarche qu'elle a entreprise pour faire modifier le règlement municipal en marge d'une entrevue accordée au Progrès au sujet des travaux de nettoyage de l'ancien centre communautaire Saint-Marc.
«Je suis moi-même dans l'illégalité parce que j'en ai quatre à la maison. J'adore avoir des poules. Il y a un beau volet éducatif et familial par rapport à ça. Au plan humain, il y a quelque chose de très agréable dans le fait d'en avoir, de s'en occuper et de récolter les oeufs. C'est un peu comme de la zoothérapie et nous et nos filles on a bien du plaisir avec ça», a-t-elle raconté.
Récemment, plusieurs citoyens l'ont interpellée au sujet du règlement municipal, jugé trop sévère. Attentive à cette question, la conseillère, dont une grande partie du district se trouve en milieu rural, a amené le sujet à l'ordre du jour de la dernière assemblée de la commission communautaire et vie de quartier. Elle a toutefois reçu une fin de non-recevoir.
«Ils m'ont dit : ''Martine, mets le couvercle sur la marmite''. Ils trouvent qu'on a déjà assez de problèmes comme ça avec les chiens et les chats. Mais ce manque d'ouverture de mes collègues, qui ne vivent pas cette problématique, ne m'empêchera pas d'amener le dossier plus loin. J'en ai discuté avec mes confrères de l'arrondissement et j'ai eu le mandat d'aller rencontrer le directeur général de la ville et le directeur de l'urbanisme pour en discuter avec eux au cours des prochaines semaines», a confié Martine Gauthier.