Un projet d’un complexe de 7 M $ comprenant une station-service pourrait être construit d’ici 2020 sur le boulevard Talbot, à Laterrière.

Possible référendum sur le projet de station-service

Le sort du contesté complexe multiservice de 7 M$ prévu sur le boulevard Talbot, à Laterrière, se retrouvera vraisemblablement entre les mains d’une poignée de citoyens qui pourraient être appelés à se prononcer par voie de référendum à l’issue de consultations publiques qui se tiendront le 20 novembre.

L’avis de motion permettant le changement de zonage nécessaire afin de pouvoir instaurer une station-service, un lave-auto, des salles de réunion, un centre de congrès et un service de restauration rapide sur le site du Projet 7 a été adopté mardi lors de la séance du conseil d’arrondissement de Chicoutimi. Il s’agissait de l’étape précédant les consultations qui auront lieu lors de la prochaine séance.

Cette troisième station-service, qui doit inclure plusieurs bornes de recharge électrique en plus de ses pompes à essence, ne fait pas l’affaire des deux autres détaillants, les bannières régionales Pétroles RL et Nutrinor, qui exploitent des pompes à quelques mètres de là.

Vote de 250 citoyens 

Si l’opposition est suffisamment grande à l’issue des consultations publiques du mois prochain, Saguenay n’aura pas le choix de procéder par voie de référendum.

Si tel est le cas, environ 250 citoyens qui habitent dans le secteur limitrophe du boulevard Talbot et de la rue du Boulevard auront à se prononcer sur l’acceptabilité du projet.

La contestation sur la place publique du président et directeur général des Pétroles RL, Éric Larouche, ou de Louis Giguère, directeur du marketing et des communications à la coopérative Nutrinor, n’ébranlent pas les dirigeants de Saguenay.

Le fait que les citoyens de Laterrière aient voté contre un projet de troisième station-service dans le secteur en 2008 ne veut plus rien dire aujourd’hui, selon Michel Potvin.

« Autre temps, autres mœurs. Il y a dix ans, ils proposaient un poste de gaz avec un dépanneur. Là, ils proposent un projet complètement intégré, ultra intéressant pour Laterrière. Qui suis-je, moi, pour dire que je favorise Nutrinor par exemple, au détriment du promoteur Jean-Michel Tremblay ? C’est du commercial pur. Est-ce que je peux être contre parce qu’il y a eu un référendum dans le passé ? Il y a seulement 50 personnes qui avaient bloqué le projet. J’espère que ça n’arrivera pas dans ce dossier-là. C’est un projet de 7 M$ très constructif pour Laterrière », rappelle Michel Potvin.

Faire connaître le projet

Les promoteurs, eux, comptent tout mettre en œuvre pour mieux faire connaître leur projet à la population au cours du prochain mois.

« C’est sûr qu’on trouverait ça spécial qu’un citoyen corporatif encourage la population à s’opposer au développement d’un site commercial. On ne vient pas prendre la place de personne, mais bien apporter une offre différente et un ajout de service », indique le promoteur Jean-Michel Tremblay.

Sa partenaire d’affaires, Shirley Gravel, est persuadée que les citoyens seront convaincus d’ici le 20 novembre.

« Les gens ont beaucoup de questions et la consultation publique va nous permettre d’aller expliquer le projet. Je crois que les gens vont faire leur choix avec discernement. »