De jeunes militants ont appelé à une grève printanière lors de l’annonce, mardi à Montréal, de la création de la Coalition étudiante pour un virage environnemental et social. Roxanne Choquet (cinquième à partir de la gauche), du Cégep de Jonquière, faisait partie des intervenants qui ont pris la parole.

Possible grève printanière des associations étudiantes du Saguenay–Lac-Saint-Jean

Plusieurs associations étudiantes du Saguenay–Lac-Saint-Jean étudieront la possibilité de se joindre au mouvement de grève étudiante qui se prépare à la fin du mois de mars en réaction à la crise climatique et qui réclame notamment l’abandon du projet de GNL Québec.

De jeunes militants ont appelé mardi à une grève printanière d’une semaine visant à « prendre la transition en main » pour le climat lors de l’annonce de la création de la Coalition étudiante pour un virage environnemental et social (CEVES).

La grève proposée par la CEVES, qui regroupe des mouvements universitaire, collégial et secondaire, aurait lieu du 30 mars au 3 avril. Cette grève, présentée comme une « semaine de transition », proposerait un moment de réflexion collective sur la crise climatique sur les campus ainsi que l’organisation de différents moyens de pression réclamant, entre autres, l’abandon de projets gaziers comme celui de GNL Québec.

Roxanne Choquet, une étudiante du Cégep de Jonquière qui adhère à la nouvelle coalition, faisait partie des intervenants qui ont pris la parole lors de la conférence de presse qui a eu lieu à l’Université du Québec à Montréal.

« Ils [GNL] veulent mettre un projet qui va juste détruire en seulement un an tous nos efforts de réduction des GES du Québec au complet depuis les années 1990. [... ] Plus je me suis informée sur le sujet, plus mon sentiment d’être contre était fort », a-t-elle soutenu, lors d’un entretien téléphonique avec Le Quotidien.

Des assemblées en vue

L’étudiante, qui est également chargée de communication à l’Association générale des étudiantes et étudiants du Cégep de Jonquière, a indiqué que les étudiants de l’établissement seront appelés prochainement à se prononcer en assemblée générale sur la tenue d’une assemblée générale de grève. Roxanne Choquet précise cependant qu’elle participait au lancement de la CEVES en son nom personnel et qu’elle n’y représentait pas son association étudiante.

Le président de l’Association générale des étudiantes et étudiants du Cégep de Chicoutimi, Étienne Mailloux, a indiqué pour sa part que son association étudiante a choisi de ne pas adhérer à la CEVES en raison de divergences au sujet de certaines positions qui semblent « assez extrêmes » aux yeux de certains étudiants. L’association, qui milite contre le projet de GNL Québec, étudiera néanmoins en assemblée générale, jeudi, la possibilité de tenir une assemblée de grève et continuera de tenir ses propres actions indépendantes contre le projet.

Au Collège d’Alma, si la proposition d’une ou de journées de grève n’est pas écartée, l’association étudiante ne compte pas non plus adhérer au nouveau mouvement. L’association ne compte pas en outre prendre position sur le projet de GNL Québec.

« Je trouve qu’une association étudiante qui se positionne sur des projets comme GNL Québec, c’est un petit peu partisan, et je ne pense pas que ç’a lieu d’être vraiment », a souligné Mathieu Savard, coordonnateur général pour l’exécutif à l’Association étudiante du Collège d’Alma.

Il n’a pas été possible mardi en fin de journée de parler à un représentant de l’Association étudiante du Cégep de Saint-Félicien.

Du côté du Mouvement des associations générales étudiantes de l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC), on a indiqué que les étudiants seront consultés via les instances habituelles au sujet de la possibilité de tenir une grève. L’association s’est déjà prononcée contre le projet de GNL Québec. Avec La Presse canadienne