Les hommes représentent 88 des victimes, et 13 sont des femmes.

Portrait des accidents mortels entre 2002 et 2014: le tiers des conducteurs intoxiqués

Entre 2002 et 2014, 315 conducteurs de véhicules à moteur âgés de 16 ans et plus et résidants du Saguenay–Lac-Saint-Jean sont morts sur les routes ou dans des sentiers de la province. De ce nombre, 101 personnes étaient sous l’effet de l’alcool, de la drogue ou de médicaments au moment de l’accident. Les victimes sont majoritairement des hommes, soit 88 conducteurs et 13 conductrices. La bonne nouvelle, c’est que le nombre d’accidents mortels causés par la drogue ou l’alcool a diminué de moitié en dix ans.

L’Institut de la statistique du Québec a publié, jeudi, l’étude « La consommation de substances psychoactives chez les conducteurs décédés dans un accident de véhicule à moteur au Saguenay–Lac-Saint-Jean ». L’objectif de ce document est de dresser le portrait des conducteurs de véhicules motorisés de 16 ans et plus résidants de la région qui sont morts, entre 2002 et 2014, à la suite d’un accident de la route ou hors route et qui ont eu une analyse toxicologique post-mortem positive à au moins un psychotrope à la suite d’une enquête des coroners. L’accident mortel peut être survenu dans la région ou à l’extérieur.

Donc, au cours de la période ciblée, 101 conducteurs sont morts sous l’effet de l’alcool ou de la drogue au volant d’un véhicule automobile ou hors route. Neuf personnes circulaient à moto, 62 en voiture, trois en camionnette, cinq en véhicule lourd, 21 en véhicule hors route (VTT ou motoneige) et un avec un autre type de véhicule. Plus du quart des accidents sont survenus chez les jeunes de 16 à 24 ans (27 %), 39 % chez les 25 à 44 ans, 27 % chez les 45 à 64 ans et 8 % chez les 65 ans et plus.

L’alcool est le psychotrope le plus présent dans les analyses de coroner.

La majorité des victimes qui circulaient en véhicule hors route avaient moins de 44 ans.

Diminution

Le nombre d’accidents mortels survenus sous l’effet de l’alcool et de la drogue a diminué de moitié au cours des dix dernières années. En effet, sur la période allant de 2012 à 2014, 15 personnes ont perdu la vie sur la route ou dans les sentiers de la région. De ce nombre, cinq personnes étaient intoxiquées. Si on regarde dix ans auparavant, soit entre 2002 et 2004, on dénombrait en moyenne 30 conducteurs morts dans les mêmes circonstances. Parmi eux, dix ont été testés positifs à l’alcool ou à la drogue.

Également, pour la majorité des cas, c’est l’alcool qui était en jeu, dans une proportion de 67,3 %. L’usage de médicaments, tel que les anxiolytiques, les hypnotiques et les sédatifs, était constaté dans 10,9 % des cas et pour ce qui est de la drogue, principalement du cannabis, on parle de 7,9 %. Certains conducteurs ont été testés positifs à la fois à la drogue et à l’alcool (5,9 %) ou à l’alcool et aux médicaments (5 %).

Conduite sous l’effet de l’alcool

Par ailleurs, en 2013, près d’un conducteur sur cinq (18 %) a affirmé qu’il lui était arrivé de conduire après avoir pris deux consommations ou plus dans l’heure précédant le départ, et 7 % des conducteurs ont déclaré avoir déjà conduit alors qu’ils avaient bu plus de cinq verres moins d’une heure avant de prendre le volant.

Au Québec, la conduite avec les facultés affaiblies représente annuellement entre 12 000 et 14 000 sanctions imposées à la suite d’une infraction, selon les données de 2017 de la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ).