Lydia St-Hilaire a eu un cancer à l’âge de 21 ans. Elle a pu compter sur le soutien de son conjoint, Mathieu Savard. C’est pourquoi elle tient aujourd’hui à souligner l’importance des proches aidants en acceptant le rôle de porte-parole de la 18e édition du Relais pour la vie de Saguenay.
Lydia St-Hilaire a eu un cancer à l’âge de 21 ans. Elle a pu compter sur le soutien de son conjoint, Mathieu Savard. C’est pourquoi elle tient aujourd’hui à souligner l’importance des proches aidants en acceptant le rôle de porte-parole de la 18e édition du Relais pour la vie de Saguenay.

Porte-parole du Relais pour la vie: Lydia rend hommage aux proches aidants

Lydia St-Hilaire a appris qu’elle avait un cancer à l’âge de 21 ans, une épreuve qu’elle a traversée avec l’aide de ses proches. Aujourd’hui, à 26 ans, elle souhaitait s’impliquer à titre de porte-parole du Relais pour la vie, afin de célébrer la vie, mais aussi de mettre en lumière l’importance des proches aidants.

La 18e édition du Relais pour la vie de Saguenay se tiendra le 29 mai. Les organisateurs de l’événement, qui espèrent amasser 212 000 $, peuvent compter sur une porte-parole de choix. Lydia St-Hilaire a reçu un diagnostic de lymphome hodgkinien deux semaines à peine après avoir obtenu son diplôme collégial en diététique. Elle commençait un nouvel emploi et venait de signer un bail pour un premier appartement avec son copain. « J’amorçais ma vie d’adulte », raconte-t-elle.

La jeune femme, qui était sportive et qui s’alimentait bien, avait remarqué une bosse sous son aisselle quelques mois auparavant, mais elle n’en avait pas fait de cas. Elle a finalement consulté un médecin en raison de démangeaisons intenses. Rapidement, le diagnostic est tombé.

« Je m’attendais à tout sauf ça, témoigne-t-elle. J’avais attendu longtemps avant de consulter. Le cancer était de stade 3. Et le temps qu’on commence les traitements, c’était un stade 4. »

Lydia a reçu 12 traitements de chimiothérapie en six mois. Elle a perdu ses cheveux, ses cils, ses sourcils. Elle a aussi pris beaucoup de poids. De fortes doses de cortisone ont dû lui être administrées en raison d’une réaction aux poumons. « C’était dur sur l’estime », confie-t-elle.

Lydia St-Hilaire a eu un cancer à l’âge de 21 ans. Elle a pu compter sur le soutien de son conjoint, Mathieu Savard. C’est pourquoi elle tient aujourd’hui à souligner l’importance des proches aidants en acceptant le rôle de porte-parole de la 18e édition du Relais pour la vie de Saguenay.

Tout au long de ses traitements, ses parents étaient à ses côtés, tout comme son conjoint, Mathieu Savard, avec qui elle formait un couple depuis trois ans. D’autres auraient pu avoir envie de fuir. Mathieu est resté. « Tu ne réfléchis pas top. Tu gardes espoir en te disant que c’est temporaire et tu te rattaches le plus possible à la guérison. Je voulais la soutenir. Juste d’être là, de rester positif, ça aide la personne à ne pas se sentir seule, affirme Mathieu, qui souligne qu’il a pu prendre soin d’elle parce que lui aussi était soutenu. J’allais courir avec son père. Il prenait soin de moi et je pouvais m’occuper de sa fille. »

Lydia tenait à raconter son histoire afin de parler des proches aidants. « Je n’ai pas une histoire incroyable. J’ai eu un cancer. Je m’en suis sortie. Mais j’ai un besoin d’en parler pour les proches aidants. J’avais mes parents et Mathieu. Tous les trois me suivaient. Les proches aidants sont tellement importants. »

Pour elle, le Relais pour la vie est une occasion de faire valoir l’importance de l’entourage.

« On est soutenus par les gens autour. Il y a un effet de groupe. On est tous là pour la même cause. »

Lydia et Mathieu forment maintenant un couple depuis huit ans. Ils se sont acheté une maison il y a quatre ans, puis se sont mariés en 2018, à l’âge de 25 ans. « Les gens nous disaient qu’on était jeunes pour se marier. Mais on a passé de dures épreuves. On sait que notre couple est solide », assure la jeune femme.

Maintenant, ils se concentrent sur leur nouveau projet : fonder une famille.

Lydia aura son dernier rendez-vous chez le médecin en avril. « J’espère entendre la fameuse phrase : votre rémission est terminée ! »