Le pont Dubuc

Pont Dubuc: du louvoiement en cas d'urgence

En cas d'incendie majeur à Chicoutimi ou à Chicoutimi-Nord, les camions de pompiers pourront traverser le pont Dubuc, mais en louvoyant.
C'est que le ministère des Transports du Québec (MTQ) a envoyé mardi des directives au service de Sécurité incendie de Saguenay concernant le passage des camions de pompiers sur le pont Dubuc. 
« On a reçu des directives. Il faut y aller sous forme de louvoiement », a expliqué le directeur du service, Carol Girard, rencontré en marge de la rencontre de presse tenue sur le site de la future caserne #4.
La circulation est interdite sur le pont Dubuc aux véhicules de plus de 12 tonnes en raison de la corrosion sur les poutres-caissons.
« Au début, le camion va entrer sur le pont sur la voie de droite. Ensuite, on va changer de voie à des endroits prédéterminés. On s'attend à ce qu'avec nos gyrophares, les gens vont collaborer », a poursuivi M. Girard, en ajoutant qu'il arrivait très peu souvent que des camions aient à traverser le pont pour répondre à des urgences.
Les camions de pompiers dépassent facilement les 12 tonnes, encore plus lorsqu'il s'agit d'un camion à échelle ou d'un camion-citerne. « Ils tombent dans la même catégorie que les véhicules interdits », a-t-il enchaîné.
À la suite de l'incendie sur le pont Dubuc en décembre 2013, la circulation avait été interdite quelques semaines, mais les véhicules d'urgence avaient le droit de l'emprunter.
Le MTQ collabore bien, dit le maire
Même s'il n'avait pas apprécié leur façon de gérer la situation à la suite de l'incendie du pont Dubuc en 2013, le maire de Saguenay, Jean Tremblay, n'avait pas de reproches à adresser au ministère des Transports (MTQ) sur l'interdiction de circulation aux véhicules sur le pont Dubuc.
« La direction régionale du MTQ ici, ce n'est pas la même ambiance qu'à Québec. Ils collaborent bien avec la Ville. (...) Je ne peux pas me plaindre du MTQ », a-t-il répondu, en marge du point de presse sur la construction de la caserne #4.
Il était cependant surpris qu'une telle décision survienne alors que des travaux sont en cours depuis quelques années sur le pont. « Je suis étonné d'apprendre ça aujourd'hui. Si c'était des travaux de la Ville et que je l'apprenais aujourd'hui, je ne serais pas content », a-t-il mentionné, sans étendre ce reproche à la direction du MTQ. 
Il faut aller plus loin, selon Mireille Jean
(Anne-Sophie Maltais, Stagiaire) - La députée de Chicoutimi, Mireille Jean, salue la vitesse de réaction du ministère des Transports du Québec dans le dossier du pont Dubuc, mais s'attend à ce qu'il traite le dossier adéquatement. 
« Je pense que c'est une décision qui s'est prise très rapidement », a-t-elle affirmé d'emblée lors d'un entretien téléphonique. 
« Il faut maintenant savoir ce que le ministère entend faire avec ça », selon Mme Jean. Pour l'instant, aucun détail concernant les coûts n'a été énoncé, mais la députée souligne que l'actuel détour par Shipshaw entraîne des coûts additionnels. « On parle de coûts de temps, d'essence et de transport », affirme la députée. 
Selon Mme Jean, la solution ne réside pas, par exemple, dans la construction d'un deuxième lien, mais dans l'ajustement de la structure actuelle. « Il nous faut un pont qui correspond à nos besoins », soutient-elle.
Depuis mercredi matin, quelques citoyens ont fait part de leurs inquiétudes. Mme Jean affirme que les gens craignent pour leur sécurité. « Il faut rassurer les gens », confirme-t-elle.