Marcel-Olivier Nadeau (à droite) est le nouveau président de l'ERD. Il succède à Léonard Gagnon qui demeurera toutefois membre du parti. Ils entourent la mairesse de Saguenay, Josée Néron.

Un jeune à la présidence de l'ERD

Les membres de l’Équipe du renouveau démocratique (ERD) ont recruté dans une tranche d’âge qu’ils souhaitent séduire, au cours des prochaines années, pour combler le poste à la présidence. Ils ont élu, samedi matin lors de l’assemblée générale l’avocat Marcel-Olivier Nadeau, l’un des jeunes du parti politique municipal.

Le nouveau président faisait la lutte à un membre de longue date, Gilles Tremblay, qui ne pouvait être présent pour des raisons personnelles. Le seul vote nécessaire pour combler l’un des postes au conseil d’administration s’est terminé 32-26. Marcel-Olivier Nadeau, qui a avoué sans détour être membre du Parti québécois, a connu une ascension fulgurante au sein de l’ERD depuis son arrivée l’année dernière. Au départ, il avait sollicité une rencontre avec la chef Josée Néron pour lui offrir son soutien et son aide. Il s’est rapidement retrouvé conseiller juridique et politique, en plus d’occuper la vice-présidence. 

« Les choses se sont passées vite, a reconnu le nouveau président élu, quelques minutes après son élection. Le départ de Léonard Gagnon a précipité un peu les choses, a-t-il reconnu. J’ai analysé un peu les choses et je me suis dit que c’était un bon moment, que j’étais la bonne personne. J’ai aussi consulté mes proches qui m’ont dit de foncer et je l’ai fait », a-t-il confié. 

Dans son discours avant le vote, Marcel-Olivier Nadeau a réitéré l’importance de donner un vent de jeunesse au parti dans la préparation des prochaines élections municipales en 2021. « Je voudrais que l’ERD représente toutes les tranches d’âge. Dans le groupe 18-40 que j’ai établi arbitrairement, je pense qu’on pourrait effectivement élargir le nombre et c’est un engagement que j’ai pris auprès des membres », d’indiquer Marcel-Olivier Nadeau après coup, en plus de faire valoir qu’il désirait mettre en place une meilleure communication entre le cabinet de la mairesse Josée Néron et le conseil d’administration de l’ERD afin de poursuivre le travail de développement économique, social et culturel à Saguenay. 

Vice-président

L’assemblée générale a également permis de trouver le successeur de Marcel-Olivier Nadeau à la vice-présidence avec Marcel Lapointe qui a lui-même été remplacé comme secrétaire par Lise Belley. Gabriel Dallaire, Martin Tremblay, Magella Archibald, Stéphane Forget et Ioana Brassard (18-35 ans) ont pour leur part été élus comme administrateurs. Concernant les finances, l’année électorale 2017 s’est soldée par un excédent de 27 594 $ pour un solde à la fin de 

Le rapport financier de l’année 2017 a permis de constater un excédent de 27 594$.

Plusieurs promesses sont déjà réalisées

La première assemblée générale avec Josée Néron dans la chaise de mairesse de Saguenay a été l’occasion de tracer un bilan des cinq premiers mois à la tête de la capitale régionale. Selon elle, une centaine d’engagements sont réalisés ou en voie de se faire.

« On a ouvert plusieurs boîtes, dont certaines de Pandore, a-t-elle souligné d’entrée de jeu dans son intervention. Certaines, on le savait. D’autres, on l’a appris en même temps que tout le monde », a mentionné Josée Néron, estimant avoir gardé la tête froide depuis son arrivée en poste et conservé les valeurs de l’ERD de transparence, rigueur, efficacité et esprit d’équipe. À ce propos, elle a notamment confié avoir l’impression d’avoir enlevé la toile opaque au-dessus de l’hôtel de ville. « Les gens que je rencontre le disent que depuis que je suis en place, c’est un tout autre discours », a-t-elle fait valoir, donnant en exemple le retour des conseils municipaux le soir et la diffusion sur le canal communautaire à MAtv. 

Sur les 244 engagements faits lors de la dernière campagne électorale, elle a indiqué que 25 avaient été complètement réalisés, 76 autres étaient en cours de l’être et 24 se faisaient de manière continue. La mairesse a également rappelé les vérifications en cours des organismes paramunicipaux comme Promotion Saguenay, Diffusion Saguenay et la Zone portuaire. « Soyez patients, des changements s’en viennent », a-t-elle lancé à la soixantaine de militants, ajoutant également le processus de signature de protocoles d’entente avec différents organismes. 

Pour les prochains mois, elle a rappelé les défis de démographie et de diversification économique, estimant que Saguenay a tout ce qu’il faut pour devenir une ville intelligente et un incubateur d’entreprises numériques. Elle a renchéri que la municipalité déposera cette semaine sa candidature au Défi des villes intelligentes, d’Infrastructure Canada, doté d’un grand prix de 10 millions $.

Un «très gros» projet

Si Léonard Gagnon quitte la présidence de l’ERD, dont il a contribué à la fondation, ce n’est pas pour se croiser les bras. Le promoteur caresse un ambitieux projet récréotouristique à Jonquière et il y consacrera toutes ses énergies au cours des prochains mois. 

Dans son dernier discours, il a quelque peu levé le voile sur ce qu’il entend faire, sans trop en dire. Après coup, questionné par Le Quotidien, il a annoncé que ce projet toucherait le monde de la danse. « C’est très gros et ça va demander beaucoup de travail », a-t-il noté d’entrée de jeu. 

« Il faut être un peu fou pour se lancer là-dedans comme lorsque je l’ai fait pour ce parti politique. Est-ce que ça va se réaliser ? Ça dépend. Dans le comité qui a été formé, peut-être que quelqu’un va finir par me dire que je suis dans le champ et de faire autre chose, mais présentement, c’est ça et c’est très gros », a-t-il poursuivi, mentionnant qu’il aurait besoin d’énormément de financement et qu’il avait l’intention de cogner aux portes du fédéral, du provincial et du municipal. 

Même s’il a assuré qu’il demeurera membre de l’ERD, Léonard Gagnon a tout de même tiré un trait, samedi, sur une page d’histoire importante du parti, d’opposition au départ, mais qui peut maintenant compter sur la mairesse de Saguenay, Josée Néron, en plus d’avoir fait élire trois conseillers lors de l’élection de novembre dernier. « Lorsque tout a commencé le 10 mars 2010, je ne m’attendais pas aux résultats d’aujourd’hui. Je suis fier d’avoir travaillé avec les membres qui nous ont permis de cheminer dans ce rêve-là », a exprimé Léonard Gagnon qui a l’impression d’avoir contribué à avoir fait changer les choses. « On n’est plus menotté à l’hôtel de ville », a-t-il lancé, citant le vote pour une étude sur l’éventuelle construction d’un futur aréna au centre-ville de Chicoutimi plus tôt cette semaine. « Aux nouveaux membres du conseil d’administration, je vais souhaiter que vous ayez autant de plaisir que j’en ai eu », a-t-il conclu, avant de recevoir une ovation debout ainsi qu’une montre pour souligner son apport à l’ERD. 

Le jeune avocat Marc-Olivier Nadeau a été élu samedi à la présidence de l’ERD.