Donald Trump

Trump en Corée du Nord

SÉOUL, République de Corée — Une poignée de main historique s’est donnée entre le président américain Donald Trump et le leader nord-coréen Kim Jong-un dimanche dans la Zone démilitarisée (DMZ) qui sépare les deux Corées.

Donald Trump est également devenu le premier président des États-Unis en fonction à franchir la frontière en faisant quelques pas en Corée du Nord. Ce qui devait être une brève rencontre de salutations, à l’invitation du président Trump dans un gazouillis sur Twitter, a finalement mené à une rencontre de 50 minutes, une autre première entre les deux nations.

Il s’agissait du premier face-à-face depuis la rencontre entre Donald Trump et Kim Jong-un au sommet de Vietnam en février dernier. Les deux leaders ont convenu de raviver les discussions sur le programme de dénucléarisation. Le président Trump a déclaré aux journalistes présents que l’objectif n’était pas de précipiter les choses, mais de bien les faire. Il n’était pas question dans l’immédiat de lever les sanctions américaines contre la Corée du Nord, selon ce qu’il a indiqué.

Le président Trump a aussi annoncé aux médias qu’il a invité le leader nord-coréen aux États-Unis, peut-être même à la Maison-Blanche. Kim Jong-un a ajouté, par le biais d’un traducteur, qu’il comptait lui retourner la faveur et que ce serait un « honneur » d’inviter M. Trump en Corée du Nord, dans la capitale Pyongyang, « au bon moment ».

Le président américain s’est rendu par la suite à Séoul, en Corée du Sud. Il a aussi fait un arrêt à la base militaire américaine à Osan, située une cinquantaine de kilomètres plus loin, où il s’est adressé aux soldats américains.

M. Trump a expliqué aux militaires que sa rencontre avec Kim Jong-un a été très bonne et que sa démarche vise à régler des choses qui traînent depuis trop longtemps.

Cette étape a conclu la visite du président américain en Asie, après sa participation au sommet du G20 au Japon, avant son retour à Washington.