Le député péquiste de Rimouski, Harold Lebel, était de passage dans la région lundi pour la Tournée Solidarité en action du Parti québécois. Il était accompagné de ses collègues et Jonquière et Chicoutimi, Sylvain Gaudreault et Mireille Jean.

Tournée du PQ: un plaidoyer pour les plus démunis

Le Parti québécois souhaite que l’État soit au service des citoyens et cet engagement électoral est plus vrai que jamais à l’endroit des organismes de défense des démunis qui passent plus de temps à remplir des formulaires de financement qu’à aider leur clientèle qui s’agrandit de plus en plus malgré les prétentions du gouvernement libéral sur l’embellie économique.

La Tournée Solidarité en action au Saguenay-Lac-Saint-Jean, dirigée par le député péquiste de Rimouski, Harold Lebel, a fait une halte dans la région, lundi, afin de sonder les responsables des principaux organismes communautaires. Un exercice qui permet à la députation péquiste régionale et à leur collègue critique en matière d’Emploi et de Solidarité de bien comprendre les enjeux de ces organismes qui forment bien souvent le dernier filet social.

« La pauvreté n’est plus seulement le lot des personnes qui vivent de l’aide sociale. On constate que des personnes qui travaillent au salaire minimum fréquentent aussi les banques alimentaires », ont insisté les députés Mireille Jean et Harold Lebel. Incidemment, le Parti québécois demeurera en faveur d’un salaire minimum à 15 $.

Épiceries plus loin

Dans les problèmes relevés dans le cadre des consultations avec les organismes, les députés ont eu droit à plusieurs commentaires sur l’organisation du transport en commun. Il s’agit d’un service de base pour permettre aux personnes démunies de se rendre dans les supermarchés.

« Quand on regarde ce qui se passe à Jonquière, il y a de moins en moins d’épiceries de quartier. Les gens à faible revenu ont donc besoin de transport en commun pour se rendre dans les grandes surfaces et éviter de s’alimenter dans les dépanneurs où ça coûte beaucoup plus cher », insiste Sylvain Gaudreault.

Mireille Jean note le même phénomène à Chicoutimi, où les grands de l’alimentation ont déménagé sur le boulevard Talbot alors que les personnes démunies habitent le centre-ville. Des problèmes de même nature ont été évoqués au Lac-Saint-Jean, lundi matin, et le député de Rimouski souligne que des situations similaires sont dénoncées dans d’autres régions où le transport en commun n’existe pas.

Manque de financement

Quant aux organismes, le Parti québécois estime nécessaire de rehausser leur financement de façon importante. Les augmentations proposées sont de l’ordre de 60 M$ pour la première année jusqu’à une enveloppe cumulative de 180 M$ après trois ans.

Selon Sylvain Gaudreault, il est temps que les personnes qui œuvrent au sein de ces organismes cessent de passer la majorité de leur temps à faire de la reddition de compte au gouvernement. Le Parti québécois propose le contraire, soit que l’État réponde aux besoins de ces groupes nécessaires pour venir en aide aux personnes démunies.

En plus des travailleurs au salaire minimum, le député de Rimouski souligne que de plus en plus de retraités ont de la difficulté à bien vivre. Dans ce groupe, il note la présence de plusieurs femmes qui ont fait carrière au sein d’organismes communautaires, lesquels n’ont pas les moyens d’offrir des régimes de retraite. 

« On se retrouve dans la situation où des retraités vont demander de l’aide aux organismes pour lesquels elles ont donné leur vie », a conclu la députée de Rimouski.

UNE BONNE DÉCISION, SELON GAUDREAULT

La décision du chef du Parti québécois de désigner Véronique Hivon au poste de vice-cheffe de la formation souverainiste donne des ailes à la députation péquiste qui voit dans cette décision une façon différente de faire de la politique.

Le député Sylvain Gaudreault est convaincu que la députée de Joliette ne jouera pas un rôle de figuration, au cours des prochains mois, alors que tous les partis se préparent à la bataille électorale. « Comme je la connais, je suis convaincu qu’elle a su bien négocier ses affaires », a déclaré le député de Jonquière.

La députée de Chicoutimi, Mireille Jean, voit dans cette décision une ouverture du chef Jean-François Lisée pour les nouvelles idées qui confirment que le Parti québécois peut faire les choses autrement. Les députés sont conscients qu’un certain nombre de choses doivent changer. Sur ce point, le député de Rimouski, Harold Lebel, en sait quelque chose. Il a fait son entrée en politique comme militant à l’époque de René Lévesque. Il affirme que la décision de son chef va plaire aux jeunes qui voudraient que la politique soit pratiquée autrement.

Les trois députés présents lundi connaissent bien la députée qui a dirigé les travaux ayant mené à l’adoption de la loi qui permet aujourd’hui à des Québécois d’avoir recours à des services de fin de vie, mieux connus sous le vocable « Mourir dans la dignité ».

Sylvain Gaudreault a réitéré que le sondage de la fin de semaine, qui plaçait la CAQ en tête et le PQ en 3e place, confirmait que les Québécois souhaitaient que l’État soit au cœur des préoccupations. À ce titre, il indique que Véronique Hivon illustre très bien cette préoccupation de la population tout en incarnant une façon bien à elle de mener des dossiers sensibles.