La ministre de la Justice et responsable de l’Outaouais, Stéphanie Vallée.

«Toujours la passion» de la politique

La ministre de la Justice et ministre responsable de l’Outaouais, Stéphanie Vallée, affirme avoir « toujours la passion » nécessaire à la quête d’un cinquième mandat de députée à l’Assemblée nationale.

Interrogée par Le Droit à savoir si elle souhaitait poursuivre sa carrière politique en vue des élections qui auront lieu l’automne prochain, Mme Vallée a souligné que sa « passion » est toujours présente.

« J’aime toujours ça et je n’ai pas de raison de dire ‘ah non, aujourd’hui […], je ne suis plus capable et j’arrête là’, a mentionné celle qui représente la circonscription de Gatineau depuis 2007. […] Je me suis engagée pour un mandat qui se termine en octobre 2018, d’une part, et ce mandat-là, c’est clair qu’il est pour moi très important et je suis en mode travail. Et je n’ai pas de raison de dire que je n’ai pas envie d’être là aux prochaines [élections]. »

La ministre de la Justice et ministre responsable de la région souligne toutefois qu’« ultimement », le choix de qui représentera les couleurs du Parti libéral du Québec dans sa circonscription aux prochaines élections revient aux membres de l’association locale.

Le Droit rapportait d’ailleurs au printemps dernier que des militants libéraux de sa circonscription souhaitaient lui opposer un candidat lors de la prochaine investiture.

Nommée ministre au printemps 2014, l’avocate de formation note par ailleurs que la politique « a ses hauts et ses bas ». « La politique, ça comporte des défis, ça comporte des moments qui sont parfois plus difficiles à traverser, des tourments, des tempêtes, mais c’est comme la vie en général, c’est juste que c’est beaucoup plus intense, a mentionné Mme Vallée. C’est la vie à 250 milles à l’heure, et ça comporte aussi des défis sur la vie personnelle. »

La passion est-elle plus forte que les défis ? « Quand la passion est là, tout est possible, dit-elle. […] Quand on arrive à faire atterrir des projets qui pendant des années ont été des rêves, je sais que ça semble cliché, mais c’est incroyable. »

Vallée fait confiance au CISSSO

La ministre responsable de l’Outaouais, Stéphanie Vallée, fait confiance au réseau régional de la santé pour déterminer ses besoins en matière d’imagerie par résonance magnétique (IRM).

Alors que Le Droit rapportait la semaine dernière que les radio-oncologues du centre de cancérologie de l’Hôpital de Gatineau  déplorent qu’il n’y ait qu’un seul appareil public d’IRM à l’Hôpital de Hull pour toute la région, la ministre Vallée affirme que le Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais (CISSSO) «est l’organisme qui est le mieux placé pour identifier ses besoins».

De l’aveu même du CISSSO, la région aurait besoin de 3,42 appareils d’IRM «juste pour avoir la moyenne québécoise». Mme Vallée rappelle qu’une demande pour un deuxième appareil a été faite auprès du ministère de la Santé en octobre dernier, mais ignore pourquoi le CISSSO n’en a pas demandé davantage.

«Je ne pourrais pas vous dire pourquoi on a fait la demande pour un IRM plutôt que deux ou trois, je n’ai pas ce niveau d’information, mais je sais que la demande, elle a été transmise, elle est actuellement en analyse et ça fait quand même un petit peu plus de trois mois, donc on est à l’intérieur d’un cheminement normal de dossier», a mentionné la députée de Gatineau.

Mme Vallée convient qu’un meilleur accès à l’IRM est «un besoin» pour la région. «Si les besoins sont là, il faut voir comment on arrive à y répondre et ce que ça comporte, parce qu’ultimement, l’objectif c’est de rapatrier des patients [de l’Outaouais traités en Ontario]», dit-elle.

En ce qui concerne les problèmes informatiques qui minent depuis trois ans le fonctionnement du département de radio-oncologie, Stéphanie Vallée estime que le CISSSO prend bien les choses en main.

«Quand on lit des choses comme ça, la préoccupation qu’on a comme élus, c’est ‘est-ce qu’on prend les moyens pour éviter que ça se reproduise et est-ce qu’on a les ressources pour le faire’, a-t-elle mentionné. À cette question-là, on nous dit qu’on a d’une part investi un demi-million de dollars. Oui, il y a encore des irritants qui demeurent, il y a des applications qui nécessitent des modifications et on est en pourparlers avec les fournisseurs, il y a des travaux qui sont en cours, alors on n’a pas laissé ça sur une voie d’évitement, on s’y attaque.»