Le Parti libéral du Canada (PLC) occupe présentement 34,5 % des intentions de vote alors que et les appuis du Parti conservateur du Canada (PCC) se chiffrent à 34,1 %.

Sondage Mainstreet: conservateurs et libéraux au coude-à-coude

À l’aube du début de la campagne électorale fédérale, la lutte entre les libéraux et les conservateurs s’intensifie alors que les deux rivaux sont au coude-à-coude selon ce que révèle le nouveau sondage de la firme Recherche Mainstreet réalisé pour le compte de Groupe Capitales Médias.

Les deux partis se trouvent présentement dans une quasi-égalité statistique à quelques mois des élections du 21 octobre. 

Le Parti libéral du Canada (PLC) occupe présentement 34,5 % des intentions de vote alors que et les appuis du Parti conservateur du Canada (PCC) se chiffrent à 34,1 %. 

Le PLC maintient donc une avance de 0,4 point de pourcentage sur son plus proche poursuivant.

« Depuis l’élection de 2015, c’est la première fois où les deux premiers partis sont dans une course aussi serrée. Ceci étant dit, il n’y a pas eu beaucoup de mouvements d’un côté comme de l’autre depuis notre sondage du 10 juillet. Les libéraux ont perdu 0,5 % et les conservateurs en ont pris 0,9 %. C’était déjà très serré le mois dernier, mais là c’est encore plus serré », explique le président de Recherche Mainstreet pour le Québec, Luc Fortin. 

« C’est d’ailleurs la première fois dans nos sondages que le Parti libéral fait moins bien au Québec que lors de son élection en 2015. Il avait fait alors 35,7 % alors qu’aujourd’hui il se trouve à 34,5 %. »

M. Fortin indique que si les électeurs canadiens se présentaient aux urnes aujourd’hui, le PLC demeurerait au pouvoir en raison de sa popularité dans des régions clés.

« Les libéraux sont toujours en tête dans les provinces qui comptent le plus en termes de sièges, notamment en Ontario où l’avance est maintenant de 12,7 % alors que le mois dernier c’était de 9,6 %. Au Québec, l’avance est plutôt de 11,2 % alors que c’était 14,7 % au dernier sondage. On voit que l’avance se rétrécit un petit peu, mais les libéraux demeurent bien en selle. Toutefois les conservateurs ont une confortable avance dans l’ouest soit en Colombie-Britannique, en Alberta et dans les Prairies. »

Un sondage de la firme Recherche Mainstreet réalisé pour le compte de Groupe Capitales Médias indique que seulement 0,4 point sépare libéraux et conservateurs. Au Québec, l’avance du Parti libéral est de 11,2 points.

« Le gros problème des conservateurs, c’est que leur vote est mal réparti. Ils sont forts dans des régions où ils ont déjà presque tous les sièges. Faire des gains dans ces régions-là, ça ne donne pas de sièges de plus et une élection se gagne en fonction du nombre de sièges et non du nombre de votes », précise M. Fortin.

Si le PCC conserve la majorité de l’électorat masculin (39 %), le PLC est plus populaire auprès des femmes (37,5 %). 

Le PLC affiche aussi de meilleurs résultats chez les 18-34 ans (30,8 %) et les électeurs âgés de plus de 65 ans (39,1 %). 

M. Fortin souligne que l’avantage des libéraux auprès des 65 ans et plus est « important en termes de votes, car on sait que c’est le groupe qui est le plus discipliné quand vient le temps de se rendre aux urnes ». 

Le PCC, quant à lui, se démarque davantage chez les 35-49 ans (35,2 %) et les 50-64 ans (37,9 %).

Si la lutte entre le PLC et le PCC est plus serrée que jamais depuis les dernières élections, la bataille pour la troisième place est encore bien loin d’être terminée. 

Le Parti vert du Canada (PVC) poursuit son ascension et est maintenant à égalité avec le Nouveau Parti démocratique (NPD) avec 11,1 % des intentions de vote. 

Les verts se démarquent particulièrement auprès des électeurs de la Colombie-Britannique avec 21 % des intentions de vote, ce qui relègue le NPD au quatrième rang dans cette province où se trouve le comté du chef du parti, Jagmeet Singh.

« Pour le Parti vert, il faut souligner qu’il y a une progression constante depuis l’automne. Ils sont présentement à 11,1 % alors qu’en novembre ils se situaient à 6,8 %. Il y a vraiment quelque chose qui se passe avec eux. Il ne faut pas oublier qu’ils ont fait élire un deuxième député en Colombie-Britannique lors d’une élection partielle au printemps. Il y a un vent qui leur est favorable dans les provinces atlantiques aussi, ils forment l’opposition officielle à l’Assemblée législative de l’Île-du-Prince-Édouard. Il faudra voir comment ça va se dérouler, mais ils sont déjà troisièmes dans trois régions au Canada. Est-ce qu’ils pourront devancer le NPD à l’échelle nationale ? C’est vraiment possible. Ils étaient derrière, puis ils se sont rapprochés, maintenant ils sont à égalité dans les intentions de vote. Si la tendance se maintient, ils pourraient terminer devant le NPD le 21 octobre. »

De leur côté, le Bloc québécois se situe à 4,4 % à l’échelle nationale, mais à 18,6 % au Québec, tandis que le Parti populaire de Maxime Bernier se trouve à 3,3 %. 

Ce dernier affiche d’ailleurs ses meilleurs résultats au Québec avec 4,4 % des intentions de vote.

Le sondage Recherche Mainstreet a été réalisé les 30 et 31 juillet auprès de 2463 Canadiens. 

La marge d’erreur est de 1,97 %, 19 fois sur 20.