Prix de l’essence: Québec se dit impuissant

Le gouvernement de Philippe Couillard se déclare impuissant à faire quoi que ce soit pour enrayer la hausse vertigineuse du prix de l’essence.

Cette augmentation découle de phénomènes sur lesquels le Québec ne peut rien, indique le ministre québécois de l’Énergie et des Ressources naturelles, Pierre Moreau.

M. Moreau a cité la baisse de production décidée par des pays producteurs de pétrole, la faible valeur de la devise canadienne par rapport au dollar américain et les coûts des raffineurs.

«Je ne sais pas s’il vit sur la même planète que tout le monde», a lancé M. Moreau au péquiste Nicolas Marceau, qui l’interrogeait à ce sujet.

Pour le ministre Pierre Moreau, la meilleure façon pour les citoyens de ne pas subir les hausses du prix de l’essence est qu’ils optent chaque fois qu’ils le peuvent pour le transport en commun ou des véhicules électriques pour lesquels il existe des subventions. L’avenir en la matière passe par la transition énergétique, a-t-il insisté.

À travers les questions qu’il lui posait, ce mercredi au Salon bleu de l’Assemblée nationale, Nicolas Marceau a pourfendu le Bureau de la concurrence du Canada. Il serait «notoirement mou» et «complaisant» envers les grandes entreprises, selon lui. Particulièrement les pétrolières.

Un relais

Le péquiste a pris le relais du solidaire Amir Khadir qui, mardi, avait présenté une résolution parlementaire demandant que «l’Assemblée nationale constate la hausse faramineuse, imprévisible et injustifiée du prix de l’essence au cours des derniers jours au Québec».

La motion invitait le parlement québécois à reconnaître «que les automobilistes sont pris au piège par des entreprises privées qui établissent le prix de l’essence et exercent un contrôle sur le marché», une façon de faire «qui s’apparente à un cartel, selon plusieurs experts». Le gouvernement avait refusé d’en débattre.