Le chef de l’opposition officielle, Jean-François Lisée, a questionné le gouvernement libéral sur le prix de l'essence, à l'Assemblée nationale, mercredi.

Prix de l'essence: Lisée attaque le gouvernement libéral

La hausse soudaine du prix à la pompe a fait réagir le chef de l’opposition officielle, Jean-François Lisée, mercredi, lors de la période de questions.

Dénonçant une augmentation de 14 ¢ du prix de l’essence en une seule nuit survenue récemment, M. Lisée a accusé le gouvernement de ne pas en faire assez pour protéger les consommateurs québécois et pour assurer une «concurrence réelle» qui fasse «baisser les prix». 

«Plutôt que d’affaiblir l’État par des baisses de taxes et d’impôts», le premier ministre devrait s’occuper que le prix à la pompe soit «juste» pour les Québécois, a fait valoir M. Lisée. 

«On a souvent posé la question au gouvernement : comment ça se fait que depuis 15 ans, le gouvernement libéral a été incapable d’accompagner les consommateurs lorsque des choses aussi incroyables que ça se produisent?» a-t-il demandé.

Philippe Couillard s’est empressé de dire que son gouvernement était fier d’avoir réduit le fardeau fiscal des Québécois. 

À la question de M. Lisée, le premier ministre a répondu par une autre question : «Quand il dit "accompagner", est-ce qu’il veut dire subventionner l’essence pour les Québécois? C’est ça, dans un pays indépendant que serait le Québec, hypothétiquement, c’est ce qu’il arriverait, on donnerait un chèque aux gens pour acheter l’essence?» a-t-il dit. 

Pour M. Couillard, l’augmentation du prix du litre devrait envoyer un signal aux consommateurs «de poser le geste véritable de nationalisme économique». 

«Arrêtons d’envoyer notre argent à l’étranger pour remplir notre réservoir, gardons-le au Québec pour charger notre batterie, c’est comme ça qu’on va faire prospérer le Québec», a défendu M. Couillard, vantant l’engagement des libéraux dans la promotion des véhicules électriques.