Une vigile à Christchurch en mémoire aux victimes de l’attentat meurtrier survenu en Nouvelle-Zélande.

Nouvelle-Zélande: Trudeau appelle les autres partis à dénoncer l’intolérance

OTTAWA — Dans la foulée de l’attentat contre des musulmans en Nouvelle-Zélande, le premier ministre Justin Trudeau a appelé tous les partis politiques à combattre les idéologies haineuses en condamnant l’intolérance.

Le premier ministre s’exprimait lundi après-midi à la Chambre des communes, alors que les chefs de partis exprimaient leur solidarité envers les 50 victimes des fusillades dans deux mosquées de Christchurch.

Justin Trudeau, visiblement en colère, a dénoncé «des petits segments toxiques» de la société qui parlent de la diversité comme d’une faiblesse, qui sèment la haine et qui incitent à la violence.

Les groupes haineux «sont vivants au Canada», a-t-il ajouté.

Il a d’ailleurs regretté toutes les récentes attaques survenues dans des temples, des églises, des synagogues, des concerts, des écoles et des centres commerciaux.

«La politique tendancieuse, la facilité avec laquelle certains choisissent de s’approprier des idées extrêmes, il faut que ça arrête», a tranché M. Trudeau.

Réexaminer les lois canadiennes sur les armes à feu

Le ministre de la Sécurité publique a suggéré plus tôt que l’attentat en Nouvelle-Zélande poussera les parlementaires à réexaminer les lois canadiennes sur les armes à feu.

Ralph Goodale a déclaré que le drame avait semé l’inquiétude dans le monde, ce qui incitera les politiciens canadiens à prendre des décisions en conséquence.

M. Goodale a souligné que son collègue du cabinet, Bill Blair, offrirait ses recommandations bientôt, après avoir mené une étude sur la possibilité d’interdire complètement les armes de poing et les armes d’assaut au Canada.

La première ministre de la Nouvelle-Zélande, Jacinda Ardern, a annoncé qu’une réforme des lois sur les armes à feu serait proposée dans les prochains jours.

Un projet de loi est déjà à l’étude devant le Sénat canadien. Cette mesure législative élargirait, entre autres, la portée de la vérification des antécédents de ceux qui souhaitent acquérir des armes à feu. Les questions sur les antécédents des acheteurs porteraient sur toute leur vie, au lieu des cinq années précédant une demande de permis.