Le président de l’UMQ et maire de Drummondville, Alexandre Cusson, a lancé les négociations pour le nouveau pacte fiscal lors d’un point de presse suivant une réunion du conseil d’administration de l’UMQ vendredi midi au Centre des congrès de Lévis.

L'UMQ pose trois conditions à un nouveau pacte fiscal

L’Union des municipalités du Québec (UMQ) pose trois conditions à la signature d’un nouveau pacte fiscal avec le nouveau gouvernement de la Coalition avenir Québec. En plus de récupérer l’équivalent d’un point de TVQ, les municipalités membres souhaitent un plein paiement des taxes municipales sur les immeubles du gouvernement du Québec et un meilleur partage des redevances sur les ressources naturelles.

Le président de l’UMQ et maire de Drummondville, Alexandre Cusson, a lancé les négociations pour le nouveau pacte fiscal lors d’un point de presse suivant une réunion du conseil d’administration de l’UMQ vendredi midi au Centre des congrès de Lévis. 

«Les municipalités du Québec se dirigent tout droit vers l’impasse fiscale, alors que 70 % de leurs revenus proviennent des taxes foncières. Cette proportion est plutôt de 50 % ailleurs au Canada. La transition vers l’économie numérique prive les municipalités de ressources pour bien assumer leur rôle», a-t-il lancé d’entrée de jeu. 

Le maire Cusson a rappelé que tous les partis politiques du Québec avaient pris, avant les élections, l’engagement de transférer aux municipalités l’équivalent d’un point de la TVQ, ce qui représenterait plus de 1,7 milliard $. «On va rappeler aux élus leurs promesses. La nouvelle entente entre le gouvernement et les municipalités devra refléter le rôle central des municipalités dans la prestation de services directs à la population. La négociation du nouveau pacte fiscal débute maintenant», a-t-il déclaré, ajoutant que les responsabilités des municipalités n’allaient certainement pas aller en diminuant.


« La transition vers l’économie numérique prive les municipalités de ressources pour bien assumer leur rôle »
Alexandre Cusson, président de l’UMQ et maire de Drummondville

«Les nouvelles responsabilités devraient toujours amener de nouveaux revenus. Il est temps de passer d’une fiscalité du XIXe siècle à une fiscalité du XXIe siècle... On a sauté un siècle», a-t-il ajouté avant de préciser un peu plus sur les autres demandes des municipalités. «Il n’est pas normal que le gouvernement du Québec soit le seul contribuable à ne pas payer de taxes municipales au Québec. Les entreprises et les contribuables ne devraient pas avoir à éponger le manque à gagner au niveau municipal», poursuit celui qui souhaite trouver une entente qui réponde aux attentes des villes de toutes les tailles et de toutes les régions.

«Nous sommes sûrs d’en arriver à une entente avant la fin du mois de septembre, ce qui est important pour connaître les sommes auxquelles nous aurons droit pour la préparation des budgets municipaux. M. Legault s’est engagé, il est impossible qu’on ne s’entende pas», a-t-il ajouté, sourire en coin.

M. Cusson a rappelé lui aussi que le surplus record annoncé par le gouvernement du Québec pourrait très bien servir à alléger le fardeau des municipalités. «Il y a eu un pacte fiscal transitoire où nous sommes allés chercher 300 millions $ et celui qui s’achève nous ramènera au niveau de 2014. Si, aujourd’hui, le gouvernement a un surplus si important, c’est que les municipalités ont fait partie du groupe qui a sacrifié d’importantes sommes au fil des années», conclut-il.