La porte-parole de l’opposition pour la Jeunesse, Catherine Fournier, à droite, en compagnie du chef péquiste Jean-François Lisée

Les péquistes accusent les libéraux d'«instrumentaliser» les jeunes

Les libéraux de Philippe Couillard auraient «instrumentalisé» les jeunes en nommant de façon partisane des personnes âgées de 35 ans ou moins aux conseils d’administration des sociétés d’État, déplore le Parti québécois.

Plus encore, la loi adoptée à la fin de 2016 visant à intégrer les jeunes dans les prises de décision des sociétés d’État serait un «outil pour placer des jeunes libéraux» au sein des conseils d’administration, a fait valoir la porte-parole de l’opposition pour la Jeunesse, Catherine Fournier. 

Celle-ci a énuméré, lors de l’étude des crédits pour la Jeunesse, une série de jeunes membres de conseils d’administration qui ont eu un lien à un moment ou à un autre avec le Parti libéral. 

Ainsi, Mme Fournier a dénombré des membres du conseil d’administration de la Société de l’assurance automobile du Québec, de Transmission énergétique Québec ou de Loto-Québec qui ont été des donateurs ou d’anciens employés politiques du parti, entre autres.

Se disant «extrêmement mal à l’aise» par ces nominations «teintées», Catherine Fournier a demandé comment le premier ministre pouvait expliquer qu’un nombre élevé de nominations soient liées au Parti libéral. 

Philippe Couillard s’est dit déçu de la réaction de la plus jeune députée de l’Assemblée nationale. Le premier ministre a remarqué que la députée péquiste ne remettait pas en question elle-même la compétence des personnes nommées. 

«Je suis ouvert à faire des nominations de tout le monde, indépendamment de la famille politique», a défendu M. Couillard. 

Le titulaire des dossiers jeunesse au gouvernement a par ailleurs fait valoir que le Parti québécois a lui aussi procédé à des nominations partisanes et qu’il serait «salutaire» pour Mme Fournier de faire une comparaison entre les nominations partisanes libérales et péquistes.  

Bourses octroyées, visas refusés

La députée de Marie-Victorin a également critiqué l’inaction du gouvernement sur la question de l’obtention de visas par les étudiants étrangers qui, pour certains, se sont vus refuser l’entrée au pays même s’ils avaient reçus une bourse d’étude du gouvernement du Québec. 

Philippe Couillard a renvoyé la balle dans le camp du fédéral, qui, précise-t-il, est le seul à administrer l’octroi de visas d’étude. 

«Les universités ne sont pas contentes, les entreprises ne sont pas contentes, on [le gouvernement] n’est pas content, vous n’êtes pas contente», alors la pression augmente sur le gouvernement fédéral, a indiqué M. Couillard. «Ce sont des politiques fédérales pour lesquelles on va continuer de demander des modifications», a-t-il ajouté.