Le ministre Sébastien Proulx n’a pas caché son soulagement à la suite du plaidoyer de culpabilité d’Alexandre Bissonnette. Il a dit croire que l’on pourra maintenant tourner la page sur ce triste événement et penser à l’avenir.

Les élus soulagés après le plaidoyer de culpabilité de Bissonnette

Tous les partis politiques à l’Assemblée nationale ont partagé leur soulagement après le plaidoyer de culpabilité du tireur de la Grande Mosquée de Québec, Alexandre Bissonnette.

Au gouvernement, c’est le ministre Sébastien Proulx qui a pris la parole devant les médias pour exprimer son sentiment de soulagement. 

«Vous savez, se remémorer ces événements-là à travers des procédures judiciaires ce n’est jamais simple. Je pense qu’on pourra tourner la page et penser à l’avenir», a réagi M. Proulx avant la réunion hebdomadaire du Conseil des ministres.

Après avoir plaidé non coupable en début de semaine, l’auteur de la tuerie a changé de position et s’est finalement ravisé, reconnaissant sa culpabilité en cours de journée de lundi. 

«Je ne suis pas sûr que ça règle tout. C’est sans doute un développement important, mais je pense qu’il y aura d’autres gestes à poser», a quant à lui commenté le leader du gouvernement, Jean-Marc Fournier, au sujet du plaidoyer de culpabilité de l’accusé.

Questionné sur ce que le gouvernement pourrait faire pour la communauté musulmane de Québec, M. Proulx a répété qu’il faudra continuer d’exercer son devoir de mémoire. «Si on travaille sur le vivre-ensemble, si on travaille à ce qu’il y ait moins de tension entre les individus, je pense qu’on aura fait un bon bout de chemin.»

Tourner la page

Les partis d’opposition ont également signifié leur soulagement et ont souligné que le temps de tourner la page était venu. 

La vice-chef du Parti québécois, Véronique Hivon, a dit que ce revirement de situation était une «source d’apaisement potentiel pour les familles des victimes, toute la communauté qui est concernée, ainsi que tous les Québécois qui ont été bouleversés par cette tragédie. Ça évite un long procès où tous les gens auraient dû revivre ce traumatisme», a-t-elle déclaré.

Mme Hivon s’est dite déçue de ne pas pouvoir connaître la preuve, qui aurait peut-être permis de comprendre les motifs du tireur, mais «dans la balance des avantages et des inconvénients, pour la reconnaissance de sa culpabilité et de sa responsabilité, c’est un pas en avant».

«On ne souhaite jamais, là, être obligés de réexpliquer ce drame, là, pénible et puis de faire vivre ça aux familles des victimes. Donc, je pense, d’une certaine façon, que c’est une bonne nouvelle», a pour sa part souligné le chef caquiste François Legault. 

Dans la même veine, le co-porte-parole de Québec solidaire Gabriel Nadeau-Dubois a terminé en disant penser que le deuil des familles sera peut-être facilité par cet aveu de culpabilité.