Le député de Beauport-Limoilou Alupa Clarke a participé mercredi à un événement du nouveau Regroupement des gens d’affaires de Beauport.

Les conservateurs ne ferment pas la porte à de l'aide aux médias, mais...

S’ils sont élus le 21 octobre, les conservateurs fédéraux ne décaisseront pas un sou pour aider les journaux à se sortir de la crise actuelle. Mais selon le député de Beauport-Limoilou Alupa Clarke, des crédits d’impôt ou des diminutions de taxes constituent une piste de solution possible.

Après avoir établi que «les médias sont extrêmement importants pour la démocratie», Clarke a tenu à dénoncer de nouveau le programme d’aide aux médias de 595 millions $ sur cinq ans annoncé par le gouvernement Trudeau, au printemps.

«Au Parti conservateur, notre objectif est toujours d’équilibrer les choses sans taxer davantage les Canadiens», affirme M. Clarke. «Pour trouver des solutions [à la crise des médias], ça peut être à travers des crédits d’impôt. Mais pas de taxe supplémentaire ou de taxe déjà existante répartie autrement. On désire baisser les taxes pour tout le monde et pourrait trouver un moyen à travers les crédits d’impôt pour aider les médias à perdurer.»

Porte-parole de l’opposition dans les dossiers de langues officielles, M. Clarke reconnaît la gravité du moment entre autres pour les journaux en situation linguistique minoritaire à travers le Canada.

Un enjeu local

Sur la scène locale, il dit investir lui-même la majeure partie du budget publicitaire de son bureau de comté auprès des hebdomadaires locaux, soit le Beauport Express, le Carrefour et Ici l’Info.

«Les conservateurs trouvent le monde journalistique important, mais quand on sera au pouvoir, on devra trouver un modèle pas juste pour envoyer de l’argent, mais pour trouver une solution à long terme», tranche le député.

Du côté du Regroupement des gens d’affaires de Beauport, groupe dont M. Clarke a été à l’origine, le directeur du Centre dentaire Josée Poulin constate que les petites entreprises doivent composer avec les géants du numérique comme Google et Facebook pour leur publicité.

«Le numérique rend difficile aussi pour les petites entreprises comme nous de se faire reconnaître! On est obligé de faire affaire avec les grands [du numérique], on n’a pas le choix. C’est un mal nécessaire. Mais s’impliquer dans notre milieu s’avère la meilleure publicité que tu peux te faire. Parce qu’une personne de Lévis ne viendra pas consommer à Beauport», explique Émile Lapierre.

Le plus court, le mieux

Quant au déclenchement officiel très prochain des élections, au plus tard le 15 septembre, le député Clarke estime que le premier ministre Justin Trudeau «a très peur de défendre son bilan. Il ne veut pas lancer les élections tout de suite, alors le plus court sera le mieux pour lui.»

Le bilan libéral est «médiocre», selon le membre de l’opposition officielle à Ottawa, «que ce soit au niveau de la gestion économique, de la gouvernance de son cabinet ministériel ou de la gestion de nos frontières».

Il voit de plus dans le fait que M. Trudeau ne prévoit participer qu’à deux des cinq débats des chefs durant la campagne, contre cinq sur cinq pour le chef conservateur Andrew Scheer, la preuve que le premier ministre libéral «a très peur de défendre son bilan déplorable».