Près de six Canadiens sur dix s’attendent à l’élection d’un gouvernement minoritaire le 21 octobre prochain.

Les Canadiens s’attendent à un gouvernement minoritaire

Près de six Canadiens sur dix s’attendent à l’élection d’un gouvernement minoritaire le 21 octobre prochain.

Selon un sondage Recherche Mainstreet réalisé pour le Groupe Capitales Médias, 56,1 pour cent des répondants s’attendent à ce qu’un gouvernement minoritaire du Parti libéral du Canada (PLC) ou du Parti conservateur du Canada (PCC) soit porté au pouvoir, alors que 25,4 pour cent croient que ce sera un gouvernement majoritaire qui dirigera le pays pour les quatre prochaines années.

« Ça reflète de façon intéressante ce qui se passe alors que le Parti libéral et le Parti conservateur se trouvent au coude-à-coude dans les intentions de vote à quelques semaines du déclenchement des élections », explique le vice-président de Recherche Mainstreet, Steve Pinkus.

À la question de perception sur le gagnant possible de la prochaine élection, les deux meneurs en ce début de campagne se trouvent encore une fois à égalité avec 40,9 pour cent.

« Les Canadiens ont vraiment la perception que ce sera une course à deux pour l’élection de 2019 », signale Steve Pinkus.

C’est la plateforme politique de chacun des partis à 60,2 pour cent qui représente le facteur d’influence du vote le plus important comparativement à 18,6 pour cent pour le chef du parti et 12 pour cent pour le candidat local.

« Les électeurs sont confortables avec les choix qui s’offrent à eux. Ce qui semble différent à cette élection, c’est que l’environnement et les changements climatiques représentent la principale préoccupation des électeurs, alors que c’était l’économie et la pénurie de main-d’œuvre aux autres élections. Ce changement provient directement des jeunes électeurs. Le premier débat pourrait aussi avoir un impact sur l’influence du chef de parti sur les intentions de vote », croit M. Pinkus.

Dans une proportion de 63,4 pour cent, les électeurs qui ont répondu au sondage ont manifesté une intention de voter stratégiquement le 21 octobre prochain.

« Les personnes qui comptent voter pour le Bloc québécois demeurent celles qui sont les moins ouvertes à voter de façon stratégique étant donné que leur vote est basé sur une autre conviction que celle que ce parti soit porté au pouvoir », remarque Steve Pinkus.

Le NPD pas dans la course

La partie du sondage concernant les intentions de vote publié la semaine dernière faisaient état de résultats à 34,5 pour cent pour le PLC et 34,1 pour cent pour le PCC avec des perspectives à 11,1 pour cent pour le Nouveau Parti démocratique (NPD) et le Parti vert du Canada.

« En 2015, au début de la campagne électorale, le NPD était réellement dans la course. Ce n’est visiblement plus le cas cette fois-ci. Avec de tels résultats, il ne resterait que deux ou trois sièges du NPD au Québec, vraisemblablement dans Rosemont et peut-être Berthier-Maskinongé. Sherbrooke ne fait pas partie des circonscriptions qui resteraient au NPD », signale M. Pinkus.

Il rappelle cependant que tout peut changer au cours d’une campagne électorale fédérale où les électeurs sont attentifs à ce qui se passe pendant six à sept semaines.

« L’écart est cependant très grand », remarque M. Pinkus.

Ce sondage Recherche Mainstreet a été réalisé auprès de 2463 Canadiens les 30 et 31 juillet dernier. La marge d’erreur est de plus ou moins 1,97 pour cent 19 fois sur 20.