Le maire de Québec Régis Labeaume

Le monde municipal derrière les Franco-Ontariens

Des associations canadiennes de maires francophones demandent que «les droits linguistiques des francophones au Canada soient reconnus pleinement et protégés» à la suite de la décision du gouvernement Ford d’abolir le poste de commissaire aux services en français de l’Ontario et de mettre fin au projet d’université francophone.

L’Union des municipalités du Québec et le maire de Québec, Régis Labeaume, à titre de membre fondateur du Réseau des villes francophones et francophiles d’Amérique, font partie des signataires.

«Nous dénonçons haut et fort les décisions et positions politiques qui briment ces droits (des francophones). Ces gestes sont inacceptables dans un pays officiellement bilingue et reconnu à travers le monde pour sa dualité linguistique», écrivent-ils, tout en évoquant aussi la situation politique du Nouveau-Brunswick, où un autre gouvernement conservateur pourrait être un risque aux droits linguistiques des Acadiens.

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«Je n’en reviens pas encore du geste mesquin du premier ministre de l’Ontario, a lancé M. Labeaume, mercredi, en marge d’une conférence de presse. Je crois qu’il a délibérément provoqué les choses pour créer une petite chicane nationale», a-t-il réitéré cinq jours après sa première sortie publique sur la crise que vivent les Franco-Ontariens.

Valoriser la Francophonie

«Non seulement on a signé cette lettre, mais on est prêt à aller plus loin. Il ne faut pas laisser passer ça. Quand on ne s’occupe pas de francophonie, de culture française, ça fait qu’on banalise ça et des premiers ministres comme Ford en profite. Ça fait des années que je vous le dis. Il faut valoriser la Francophonie et s’en occuper. Les Franco-Ontariens peuvent complètement compter sur moi», conclut M. Labeaume.