Le fondateur du Parti populaire, Maxime Bernier a reconnu que le climat changeait, «effectivement», et que l’émission de gaz carbonique en était responsable, «effectivement».

Le CO2, «pas de la pollution»: Maxime Bernier s’explique

Il aura fallu le travailler au corps, mais le député indépendant et fondateur du Parti populaire Maxime Bernier a fini par reconnaître que le CO2 était un gaz polluant qui fait changer le climat, et que l’activité économique contribuait à en augmenter les émissions.

Dans un gazouillis visant à attaquer le plan libéral sur la tarification du carbone publié mercredi sur le compte du Beauceron, il est écrit que le dioxyde de carbone n’est «pas de la pollution», mais «ce qui sort de votre bouche quand vous respirez et ce qui nourrit les plantes».

En mêlée de presse, il a reconnu que le climat changeait, «effectivement», et que l’émission de gaz carbonique en était responsable, «effectivement». La question est de savoir «quel est le degré de CO2 dans l’air qui va causer ces changements climatiques-là», a-t-il argué.

«Le CO2 en tant que tel n’est pas de la pollution, mais trop de CO2 peut devenir de la pollution - comme trop d’eau, si quelqu’un boit trop d’eau... je fais beaucoup de sport, moi, de la course à pied, et il y a des gens qui sont décédés parce qu’ils ont bu beaucoup d’eau, hyperhydratés», a-t-il illustré.

Le député de Beauce a tenu à souligner que «la majorité des scientifiques croit que l’homme crée le changement climatique, et certains scientifiques qui sont minoritaires croient que l’homme n’a pas d’impact sur les changements climatiques».

«Des experts disent que ce n’est pas seulement l’homme, il y a d’autres experts qui disent que le soleil a un impact là-dessus», a-t-il ajouté au cours de cette mêlée de presse qui aura duré près de dix minutes.

Lorsqu’on lui a demandé s’il se décrivait comme un climatosceptique, il n’a pas répondu directement. «Ce que je peux vous dire, c’est que les changements climatiques existent», a-t-il dit avant de se lancer dans une attaque contre le plan des libéraux d’imposer un prix sur le carbone.