L’ancienne ministre péquiste Élaine Zakaïb a succombé lundi à un cancer du cerveau. Elle était âgée de 59 ans.

Le cancer emporte l’ex-ministre péquiste Élaine Zakaïb

L’ancienne ministre péquiste Élaine Zakaïb a succombé lundi à un cancer du cerveau, a appris La Presse canadienne. Elle était âgée de 59 ans.

Selon sa famille, elle est décédée dans un centre de soins palliatifs de Sorel-Tracy, après avoir lutté pendant 14 mois contre le cancer.

Élue députée de Richelieu en 2012, elle a fait partie du gouvernement de Pauline Marois, de 2012 à 2014, à titre de ministre déléguée à la Politique industrielle et à la Banque de développement économique du Québec, un organisme qui n’a finalement jamais vu le jour.

Réélue en avril 2014 comme députée de Richelieu, malgré la défaite du gouvernement du Parti québécois (PQ), Mme Zakaïb avait quitté la politique quelques mois plus tard, en septembre, pour aller diriger la chaîne de magasins Jacob, en pleine restructuration. Mais à peine un mois plus tard, l’entreprise déclarait faillite.

Avant de se lancer en politique, Mme Zakaïb avait occupé diverses fonctions à la direction du Fonds de solidarité FTQ.

Née à Sorel, le 9 juillet 1959, Mme Zakaïb était membre du Barreau du Québec depuis 1984. Elle avait obtenu une maîtrise en administration des affaires et financement d’entreprises (MBA) à l’UQAM en 2004.

«Femme attachante»

Le chef démissionnaire du Parti québécois, Jean-François Lisée, a réagi sur Twitter pour affirmer que Mme Zakaïb était une femme «attachante, énergique, curieuse, rieuse, profondément nationaliste économique».

Le député de Jonquière, Sylvain Gaudreault, qui a siégé avec elle au conseil des ministres, et qui a gardé des liens avec la disparue après son départ de la politique, se souvient d’elle lui aussi comme d’une femme attachante.

En entretien téléphonique, mardi, il a dit qu’il garderait surtout d’elle le souvenir d’une femme reconnue pour son «ouverture d’esprit aux idées nouvelles» et son sens de l’humour.

Comme son passage en politique a été bref, il trouve dommage qu’elle n’ait pas eu le temps de mener à bien les projets qui lui tenaient à coeur, comme celui des «Gazelles», un programme destiné à mieux soutenir financièrement les entrepreneurs et favoriser l’expansion des petites et moyennes entreprises (PME).