La semaine politique

Mal de tête ou de cœur?

Ne piquez pas un ancien adéquiste! Le caquiste François Bonnardel a sérieusement croisé le fer avec «l’ancien leader parlementaire de l’ADQ» et… actuel ministre de l’Éducation, Sébastien Proulx. Il l’a accusé d’avoir effectué «un triple salto arrière» au sujet des commissions scolaires. Comme le Salon bleu est aussi une cour d’école, la réplique du ministre ne s’est pas fait attendre: le «plus grand salto», a-t-il dit, c’est la CAQ qui l’a effectué dans le dossier du tramway à Québec. «Le chef de la Coalition avenir Québec a dû prendre deux Gravol et trois Tylenol pour pouvoir atterrir correctement sur ses pieds après une démarche spectaculaire devant vos yeux et ceux de tous les gens de Québec.» Tout ça vole bien haut. 

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Ça donne faim

La discussion s’éternisait. Elle portait sur la future loi réformant l’accès à l’information que présentera la ministre Kathleen Weil et le fait que la session parlementaire se termine à la mi-juin, ce qui ne laisse pas trop de temps pour agir. Soudain, le péquiste Mathieu Traversy a réveillé tout le monde avec son choix de mots: «Il reste un petit trou de souris pour commencer cette réforme; en espérant que le fromage de l’accès à l’information qui se trouve au bout de ce trou-là soit à l’image de ce qu’on attend et que ça ne soit pas une trappe…» Le caquiste Simon Jolin-Barrette a renchéri: «C’est comme une souris avec son gruyère, tout ça.» La ministre aurait été en droit de répliquer en lançant cette vieille expression: «Pas la peine d’en faire tout un fromage!» 

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Faire la loi

Quand la loi a pour effet de salir sa réputation, pourquoi ne pas la changer? En décembre, le député indépendant de Groulx, Claude Surprenant, a été blâmé par le Commissaire à l’éthique pour s’être placé en conflit d’intérêts et avoir mal utilisé des fonds publics. Humilié, l’ex-caquiste tente depuis de se réhabiliter. Il a d’abord dit être la victime d’employés malfaisants. Cette semaine, il en a rajouté en déposant un projet de loi pour… modifier le code d’éthique des députés de l’Assemblée nationale. Rien de moins! Selon lui, un député visé par une enquête du Commissaire à l’éthique devrait avoir le droit de demander une révision indépendante avant même que le rapport ait été déposé. On n’imagine pas un seul parti récupérer ce projet de loi, et pour cause! 

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T’es pas game!

Certains ministres libéraux n’ont pas besoin de belles promesses électorales pour faire le choix d’avoir une grosse famille. C’est le cas de François Blais, qui a eu cinq enfants, dont des jumeaux. Alors qu’il annonçait que le Régime québécois d’assurance parentale sera bonifié, M. Blais a lancé un défi à son collègue, le ministre de la Famille Luc Fortin. «Nous sommes parents. Moi, je l’ai été même plus souvent qu’à mon tour, même un peu plus souvent que mon collègue Fortin. À peine, mais, bon... il a encore du temps, je pense, pour me rattraper.» M. Fortin est devenu père il y a quelques semaines d’un quatrième enfant et tente de concilier sa vie familiale et sa vie de député-ministre. Il semble que les deux ministres se taquinent à ce sujet en privé, M. Blais jouant à «t’es pas game» d’en avoir un cinquième!  

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LES MISES DE... CÔTÉ

Mise de Côté du 24 mars 2018

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MA PAROLE!

«Je veux féliciter mon collègue pour son intervention parce que ces propositions-là sont déplorables.»

Philippe Couillard rebondissant sur une question de Jean-François Lisée pour mieux dénoncer le projet de «test des valeurs» de la CAQ