Tamara Thermitus, la présidente de la Commission des droits de la personne, demande que ses droits soient respectés.

La présidente de la Commission des droits de la personne s’accroche

La présidente de la Commission des droits de la personne s’accroche à son poste malgré les critiques. Elle demande d’attendre la fin de l’enquête du Protecteur du citoyen avant d’entreprendre quelque processus de destitution.

Dans une missive envoyée au président de l’Assemblée nationale la semaine dernière, Tamara Thermitus réitère que l’enquête menée par le Protecteur du citoyen à la suite de la démission de l’ex-vice-président à la jeunesse Camil Picard n’est toujours pas terminée, et que l’Assemblée nationale ne doit pas la destituer pour autant que les conclusions de cette enquête ne sont pas connues. 

«Je tiens à être entendue et à ce que la lumière soit faite sur cette affaire. Demander ma démission ou me destituer alors que le processus devant le Protecteur du Citoyen n’est pas encore terminé constitue un grave déni de justice et une entrave aux principes de justice naturelle les plus élémentaires», écrit Mme Thermitus. 

Tamara Thermitus fait valoir sa vaste expérience juridique pour la laisser en poste. «Je vous souligne notamment ma contribution dans le règlement du dossier des pensionnats indiens déposés par des victimes d’abus sexuels, d’abus physiques et d’abus psychologiques», explique-t-elle. 

La présidente de la Commission des droits de la personne demande enfin que ses droits soient respectés et tient à être «entendue par les parlementaires au moment opportun». 

Style de gestion critiqué

Début mai, le Parti québécois (PQ) et la Coalition avenir Québec avaient tous les deux demandé la démission de Mme Thermitus, après le dépôt d’un rapport critiquant son style de gestion, jugé inapproprié.

Dans son rapport, l’ancienne sous-ministre Lise Verreault souligne entre autres que le style de la présidente «a tendance à créer de la résistance et de la démobilisation pour le personnel». 

En réaction, la vice-chef du PQ, Véronique Hivon, avait dit que si Mme Thermitus ne démissionnait pas, l’Assemblée nationale devrait alors retirer la confiance portée en elle. La ministre de la Justice, Stéphanie Vallée, avait pour sa part dit que la décision de laisser en poste ou non la présidente de la Commission relevait de l’ensemble des parlementaires, et non de la sienne.

À ce moment, Mme Vallée avait maintenu qu’aucun processus de destitution ne serait lancé tant que l’enquête du Protecteur du citoyen ne serait pas terminée.