«Il est clair qu’on est rendus au bout du rouleau», a lancé le président du Conseil du trésor Pierre Arcand (photo) mardi. Après trois ans de négociations avec les ingénieurs de l'État, M. Arcand estime qu’il faut arriver bientôt à «une finalité» et qu’il n’est «pas loin» d’atteindre les limites de sa patience.

Ingénieurs de l’État: Québec hausse le ton

Prévoyant un «trafic monstre» à Québec et à Lévis à partir de jeudi, le gouvernement montre des signes d’impatience dans la négociation avec les ingénieurs de l’État.

«Il est clair qu’on est rendus au bout du rouleau», a lancé le président du Conseil du trésor Pierre Arcand mardi. Après trois ans de négociations avec ce groupe d’employés, M. Arcand estime qu’il faut arriver bientôt à «une finalité» et qu’il n’est «pas loin» d’atteindre les limites de sa patience.

M. Arcand n’a toutefois pas évoqué le décret des conditions de travail par l’imposition d’une loi spéciale. «Le dialogue existe, alors tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir.»

À ses côtés lors d’un point de presse à l’Assemblée nationale, le ministre des Transports André Fortin s’est défendu de prendre lui-même la population en otage en exigeant que les inspections de certains ponts et viaducs soient faites avant l’hiver. «C’est important de s’en tenir au plan spécifique d’inspection», a-t-il soutenu, plaidant que celles-ci sont essentielles afin de préserver la sécurité des routes. 

Depuis la mi-septembre, les ingénieurs sont en moyens de pression et refusent de travailler de nuit et de fin de semaine. Si bien qu’à partir du jeudi 16 novembre, l’inspection du pont Risi, qui enjambe la rivière Chaudière, sera faite de jour. Entre 10h30 et 18h, les automobilistes perdront au moins une voie sur l’autoroute 73, près du pont Laporte. D’autres entraves pourront compliquer la vie des automobilistes à Québec et à Montréal la semaine prochaine. 

«L’incapacité du gouvernement de régler de bonne foi, à la table de négociation, avec les juristes, les ingénieurs, dépasse l’entendement. Et quand on le compare à la générosité qu’ils ont envers les médecins spécialistes et les médecins de famille, c’est comme si on était dans deux mondes», a pour sa part réagi le chef du Parti québécois Jean-François Lisée.