Le chef péquiste Jean-François Lisée

Grande Mosquée: «faute historique grave» de Couillard, dit Lisée

SHAWINIGAN — Philippe Couillard a commis une «faute historique grave» après le terrible attentat du 29 janvier 2017 à Québec, affirme Jean-François Lisée.

Selon le chef péquiste, le premier ministre aurait dû donner suite à une série de propositions qu’il lui a faites pour favoriser «l’intégration en emploi et la lutte contre le racisme et la discrimination», ainsi qu’à la suggestion de son parti et de la Coalition avenir Québec de favoriser les «règles du vivre ensemble» en faisant adopter un projet de loi interdisant le port de signes religieux chez les policiers, les juges, les procureurs et les gardiens de prison. Québec solidaire souhaitait aussi l’adoption d’un tel projet de loi.

«Le premier ministre n’a été au rendez-vous» pour aucune de ces propositions, a déploré Jean-François Lisée en marge d’une réunion de son aile parlementaire, qui s’est déroulée à Shawinigan.

«Le refus du premier ministre libéral de saisir le moment et de faire des changements réels immédiats est une faute historique grave», a assené le chef péquiste.

«Lorsqu’on écrira la triste histoire du gouvernement Couillard, il y aura un chapitre où il a manqué une occasion historique de rassembler les Québécois autour de ces questions.»

Jean-François Lisée répondait aux journalistes qui l’interrogeaient sur des entrevues accordées depuis la Chine par Philippe Couillard à La Presse et au Journal de Québec, entrevues au cours desquelles il a établi un lien entre le débat identitaire ayant cours au Québec et la montée des incidents haineux à connotation raciste.

«Est-ce qu’on peut se concentrer sur la compassion et la solidarité?» a demandé le chef péquiste. «Je lui demande d’essayer de prendre un peu de hauteur.»