Pour Mme Lamarre, le ministère de la Santé fait preuve d’une «grande déficience de gestion».

Futurs ambulanciers: la CAQ et le PQ dénoncent le blocage

Le Parti québécois et la Coalition avenir Québec réclament une reprise rapide de l’examen final que doivent passer les futurs ambulanciers avant d’entrer sur le marché du travail.

«Il y a une question d’emploi pour les ambulanciers, mais il y a aussi une question de sécurité pour la population», commente Diane Lamarre, critique du PQ en santé. 

Selon elle, il est «inconcevable que l’accès à une profession ne dépende que d’une personne.» Le report du Programme national d’intégration clinique (PNIC) a été causé par le départ récent de la Dr Collette Lachaîne, qui dirigeait la direction médicale nationale du ministère de la Santé. L’examen qui devait avoir lieu en août est reporté à une date encore non définie à l’automne. 

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La Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) dénonçait jeudi qu’une centaine de diplômés en techniques ambulancières ne peuvent commencer à travailler immédiatement parce qu’ils attendent de passer l’examen, alors que les compagnies ambulancières font face à une pénurie de main-d’oeuvre. 

Pour Mme Lamarre, le ministère de la Santé fait preuve d’une «grande déficience de gestion». Le ministre de la Santé Gaétan Barrette a annoncé au printemps l’ajout de 22 ambulances au Québec et la transformation d’horaires de faction (sur appel), en horaires à temps complet. 

«Il ne voulait pas le faire, il ne voulait pas en ajouter d’ambulances au début, alors là, ça lui donne toutes les excuses pour ne pas déployer les services à la population», s’insurge-t-elle. 

Mme Lamarre ne digère pas non plus que l’accès à la profession d’ambulancier dépende d’un médecin. Selon elle, les paramédics seraient capables eux-mêmes de gérer leurs examens d’admission. 

Le député de la CAQ François Paradis réclame quant à lui une reprise de l’examen d’ici la fin de l’été. «Cet examen-là ne peut pas être tributaire d’une seule personne. C’est pas imaginable qu’il n’y ait pas de plan B.»

Selon lui, le gouvernement a un «grave problème d’efficacité» au moment où le Québec a besoin d’avoir tous les ambulanciers nécessaires en service.