Le député de Lévis, François Paradis, qui a dit ne pas chercher à devenir ministre dans le gouvernement de François Legault, posera sa candidature comme président de l’Assemblée nationale.

François Paradis veut combattre le cynisme

C’est pour combattre le cynisme ambiant et moderniser le parlement que le député de Lévis François Paradis posera sa candidature comme président de l’Assemblée nationale.

M. Paradis a assuré aux journalistes mardi qu’il ne voyait pas ce poste comme un prix de consolation, mais plutôt comme «un défi extraordinaire». Le député a dit ne pas chercher à devenir ministre dans le gouvernement Legault. «On m’a proposé de belles opportunités. Celle dans laquelle je me vois, et c’est mon choix, c’est la présidence.»

M. Paradis tentera d’occuper le siège que le libéral Jacques Chagnon a quitté en juin dernier. Pour y arriver, il doit être élu par la majorité des députés de l’Assemblée nationale, qui tiendront un vote secret au premier jour des travaux parlementaires, au cours des prochaines semaines. 

«Un beau défi»

Le député de Lévis souhaite apporter plusieurs changements à la fonction. Notamment faire en sorte que les dépenses de l’Assemblée nationale soient plus transparentes. «Il y a un cynisme récurrent à l’endroit du travail des politiciens, de l’institution. Je pense qu’il a moyen d’inverser cette tendance-là. Ça, c’est un beau défi. C’est un défi de rassembleur, d’efficacité et tout ça. Je m’y sens bien.»

Le député croit que les travaux de l’Assemblée doivent «se rapprocher de la population, faire en sorte que les gens reprennent possession de cette institution-là». Il n’a toutefois pas voulu donner de détails sur les changements qu’il voudrait faire adopter. 

Le président de l’Assemblée nationale est celui qui donne la parole aux parlementaires et qui a pour mission de maintenir l'ordre et le décorum en chambre. 

Si M. Paradis obtient cette fonction, il devra être neutre, juste envers tous les partis et observer un devoir de réserve. Il ne serait plus partisan et ne participerait plus aux délibérations et au vote du caucus caquiste. 

Normalement, c’est un membre du gouvernement qui occupe ce poste et jusqu’à maintenant, aucun autre député de la CAQ n’a clairement affiché ses intentions de l’occuper.