François Gendron

François Gendron annoncerait son départ

Tout indique que le doyen de l’Assemblée nationale François Gendron annoncera son départ de la vie politique samedi prochain, à La Sarre.

Le député assistera cette fin de semaine à l’assemblée générale du Parti québécois (PQ) en Abitibi-Ouest, la circonscription qu’il représente sans interruption depuis 42 ans. Il sera accompagné de son chef Jean-François Lisée.

Mathieu Proulx, l’attaché politique de M. Gendron, explique que ce dernier était en réflexion sur son avenir ces dernières semaines et qu’il «communiquera à sa famille politique le fruit de cette réflexion». 

M. Gendron est l’une figure marquante de la politique québécoise depuis son élection, en 1976. Il a été élu pour la première fois alors que le Parti québécois, dirigé par René Lévesque, prenait le pouvoir. 

Il a tour à tour été ministre de l’Éducation, des Ressources naturelles et de l’Agriculture. Ces dernières années, il a eu à modérer les débats parlementaires de ses collègues en tant que troisième vice-président de l’Assemblée nationale.

En 2014, le député d’Abitibi-Ouest a égalé le record de longévité pour un élu de l’Assemblée nationale, détrônant feu Gérard D. Lévesque, qui représentait la Gaspésie. 

Né en Abitibi, M. Gendron a obtenu un diplôme en pédagogie de l’Université Laval et s’est d’abord engagé dans le milieu syndical, avant de faire le saut en politique. 

Comme sa maison

L’homme aujourd’hui âgé de 73 ans avait déjà souligné que l’Assemblée nationale était «quasiment» comme sa maison, lui qui a passé tant d’années en ses murs. Lors de la dernière campagne électorale, M. Gendron avait décidé de plonger de nouveau, même à 69 ans, ayant encore le goût de la politique et la santé pour occuper sa fonction. 

Depuis le début de l’année, quatre députés du Parti québécois ont annoncé qu’ils ne solliciteraient pas un nouveau mandat en 2018, soit Agnès Maltais dans Taschereau, Alexandre Cloutier dans Lac-Saint-Jean, Nicole Léger dans Pointe-aux-Trembles et Claude Cousineau dans Bertrand. 

Cinq députés du Parti libéral ont aussi déjà annoncé qu’ils ne se représenteraient pas aux élections du 1er octobre prochain.