Le premier ministre de l'Ontario, Doug Ford
Le premier ministre de l'Ontario, Doug Ford

Démissions et expulsions au gouvernement Ford: une première en 27 ans

TORONTO — Le gouvernement Ford a perdu quatre députés depuis son arrivée au pouvoir, égalisant ainsi un «record» détenu par le gouvernement néo-démocrate de Bob Rae, qui avait lui-aussi vu partir quatre élus pendant son mandat au début des années 1990.

Depuis le début de son mandat, le gouvernement Ford a perdu quatre députés, dont deux (Randy Hillier et Belinda Karahalios) qui ont été expulsés, et deux (Jim Wilson et Amanda Simard) qui ont quitté le parti de leur propre gré.

Amanda Simard et Belinda Karahalios ont toutes les deux dû quitter le caucus conservateur parce qu’elles ont exprimé un désaccord à l’endroit de décisions prises par le parti.

Jim Wilson a pour sa part quitté le caucus pour traiter des problèmes de dépendance. 

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Quant à Randy Hillier, le premier ministre ontarien lui a montré la porte en raison de certains comportements et commentaires controversés. 

Le seul gouvernement qui a vu un nombre équivalent de départs de ses députés avant celui de Doug Ford est le gouvernement néo-démocrate de Bob Rae, il y a près de 30 ans (entre 1990-95). En tout, quatre élus avaient quitté le parti au pouvoir.

Bob Rae

Le premier, Tony Rizzo, a démissionné du parti lors de sa première année au pouvoir à la suite d’accusations de corruption à son endroit. 

Le second est Will Ferguson, qui a quitté le parti en 1992 à la suite d’une allégation d’agression sexuelle. 

Il a été acquitté deux ans plus tard et a pu réintégrer le NPD et a siégé comme assistant parlementaire au ministre de l’Agriculture, de l’Alimentation et des Affaires rurales. 

Peter North a lui aussi quitté le caucus en 1992, après avoir été accusé d’avoir offert un emploi gouvernemental à une femme avec qui il avait une relation. Une enquête menée par la Police provinciale de l’Ontario a ensuite révélé qu’aucun mal n’avait été fait, mais le premier ministre Bob Rae ne l’avait tout de même pas réintégré au sein du parti. 

Le prochain à avoir démissionné du caucus gouvernemental est Dennis Drainville, en 1993, parce qu’il n’était pas en accord avec la décision de son parti de permettre l’ouverture de casinos en Ontario.

Le troisième parti à avoir vu le plus d’expulsions de ses députés durant une législature est le parti progressiste-conservateur, lorsque le gouvernement libéral de Kathleen Whynne était au pouvoir. 

Durant cette période, les députés Jack McLaren, Patrick Brown et Michael Harris ont tous les trois été expulsés du caucus.