Le député de Chicoutimi–Le Fjord, Richard Martel, a hâte de vivre la course à la direction de son parti.

Course à la direction du Parti conservateur du Canada: Richard Martel impatient

Le député de Chicoutimi–Le Fjord, Richard Martel, est impatient de vivre la course à la direction du Parti conservateur du Canada (PCC) et considère d’entrée de jeu qu’il faut accueillir favorablement des candidatures comme celle de l’ex-premier ministre Jean Charest, qui offre une grande connaissance du pays et une vaste expérience politique.

Au lendemain de la dernière élection, Richard Martel a rapidement conclu que le chef Andrew Scheer avait réalisé une mauvaise performance au premier débat. Cette performance avait, selon lui, coloré toute la campagne électorale, laquelle s’est conclue par la victoire du Parti libéral du Canada (PLC).

« C’est certain que nous sommes déçus. On a un député de moins au Québec alors qu’il y avait une ouverture pour tasser les libéraux. C’est le Bloc québécois qui a ramassé les comtés. On a aussi perdu des députés importants en Ontario », insiste le conservateur.

À l’exception de Jean Charest, qui a ouvert la porte à une participation à cette course, Richard Martel note que les autres candidats potentiels sont toujours discrets. « Plusieurs noms circulent, mais personne n’a encore vraiment donné de signal. Les choses vont se préciser dans les prochaines semaines puisque nous allons faire le choix en juin », reprend le député.

Richard Martel assure qu’il sera en mesure de mieux apprécier cette étape puisqu’il a acquis de l’expérience avec deux campagnes électorales en 18 mois en plus d’avoir fait sa place au sein du caucus des députés. Il entend bien être actif pendant cette course, mais n’a pas confirmé de préférence, malgré des commentaires favorables à l’endroit de Jean Charest.

« Je n’ai pas une vaste expérience en politique. Mais je suis en mesure de reconnaître une personne qui a du leadership. Nous devons choisir la personne qui aura le leadership nécessaire pour concilier les intérêts de chacune des régions du Canada », a-t-il ajouté.

Le député de Chicoutimi–Le Fjord enchaîne en rappelant que depuis Brian Mulroney, le Parti conservateur a choisi des chefs originaires de l’ouest du pays. Ces chefs n’ont jamais réussi à fédérer les intérêts du Québec et de l’Ouest canadien. Le résultat du dernier scrutin a une fois de plus confirmé cette difficulté.

Malgré cette réalité, le député ne va pas jusqu’à dire que le prochain chef doit obligatoirement être originaire de l’est du pays. Il ou elle devra toutefois être en mesure de concilier les différentes particularités de chacune des grandes régions du Canada.

Tension internationale

Le député de Chicoutimi, qui est critique en matière de Défense, suit de près les événements en Irak et en Iran, en raison de la présence de soldats canadiens dans cette région. Il a salué la diminution de la tension après la déclaration du président américain Donald Trump.